Les élections partielles qui se sont déroulées le mardi 5 mai ont révélé des changements notables dans les rapports de force politiques, le parti de la Justice et du Développement (PJD) ayant subi des pertes significatives dans plusieurs communes rurales et urbaines. Cela constitue un nouvel indicateur de son déclin continu depuis son départ de la tête du gouvernement.
Des données concordantes issues des résultats du scrutin indiquent que les candidats du parti n’ont réussi aucune percée notable dans la majorité des circonscriptions en compétition, face à une progression claire des partis de la majorité comme de l’opposition, qui ont raflé la plupart des sièges mis en jeu.
Dans ce contexte, le Rassemblement National des Indépendants (RNI) s’est imposé comme l’un des principaux bénéficiaires de ces échéances, aux côtés du Parti Authenticité et Modernité (PAM) et du Parti de l’Istiqlal. Par ailleurs, le Mouvement Populaire (MP) et l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) ont marqué un retour remarquable en récupérant des positions électorales autrefois considérées comme des fiefs du « PJD ».
Ces résultats concernent plusieurs provinces et communes, notamment Khémisset, Sefrou, Tinghir, Boulemane, Driouch, El Ksiba, Rommani, Chichaoua et Ouezzane, ainsi que des zones de la région Marrakech-Safi, où le parti islamiste a perdu des positions qu’il détenait depuis des années.
Les observateurs estiment que ces résultats reflètent des mutations profondes de l’humeur électorale, dans un contexte de baisse de confiance envers le discours du parti et son bilan durant sa décennie de gestion des affaires publiques, n’ayant pas réussi, selon ses détracteurs, à préserver plusieurs acquis sociaux et économiques.
Des analystes considèrent également que la défaite enregistrée lors de ces partielles n’est pas isolée du contexte général ayant suivi les élections de 2021, lesquelles ont marqué un tournant décisif dans le parcours du parti après la perte de la présidence du gouvernement et son recul aux derniers rangs de la scène partisane.
Selon les spécialistes, ces indicateurs soulèvent de sérieuses questions sur la capacité du PJD à retrouver son équilibre organisationnel et politique, particulièrement à l’approche des prochaines échéances législatives prévues en septembre, qui devraient constituer un test crucial pour son avenir.
À l’inverse, ces derniers résultats renforcent la position des partis concurrents qui continuent d’élargir leur base électorale, profitant de la recomposition de la carte politique et du recul de certains acteurs traditionnels, ce qui laisse présager une scène électorale ouverte à toutes les éventualités pour la phase à venir.






