Les engagements du Groupe de la Banque africaine de développement en faveur du Maroc ont atteint un niveau record en 2025, s’élevant à près de 1,3 milliard d’euros, soit environ 14 milliards de dirhams. Un montant qui illustre la solidité du partenariat financier et stratégique entre le Royaume et l’institution panafricaine, ainsi que la place du Maroc parmi les priorités du financement du développement économique, des infrastructures et de la transition verte en Afrique.
Dans une déclaration à l’Agence Marocaine de Presse en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, organisées à Brazzaville jusqu’au 29 mai, le responsable régional de la BAD au Maroc, Achraf Tarsim, a souligné que ces engagements traduisent la profondeur de la coopération avec le Royaume et la volonté commune d’accompagner la transformation structurelle de l’économie marocaine.
Il a précisé qu’une part importante des financements, soit 420 millions d’euros, a été consacrée aux infrastructures et à la connectivité. Parmi ces investissements figurent 270 millions d’euros destinés à la modernisation des aéroports de Marrakech, Agadir, Tanger et Fès.
Ce programme prévoit notamment l’extension des terminaux, la construction d’une nouvelle tour de contrôle à Marrakech, l’amélioration des infrastructures de circulation ainsi que l’intégration de technologies avancées en matière de sécurité et de gestion des bagages, afin de renforcer la capacité du réseau aéroportuaire national face à la croissance du trafic aérien et aux ambitions touristiques et économiques du pays.
La BAD a également mobilisé un financement supplémentaire de 150 millions d’euros en faveur du Fonds d’équipement communal, destiné à renforcer les capacités d’investissement des collectivités territoriales et à soutenir les programmes de développement local intégrés.
Ces ressources financeront notamment des projets liés à l’eau potable, à l’assainissement liquide, aux infrastructures éducatives, à la mobilité urbaine et aux équipements publics, tout en intégrant les exigences de résilience climatique et de durabilité environnementale.
Dans le domaine de la gouvernance et de la résilience économique, 182 millions d’euros ont été alloués au soutien de la gouvernance économique ainsi qu’aux secteurs de l’eau et de l’énergie, afin de renforcer la capacité de l’économie marocaine à faire face aux chocs extérieurs.
Par ailleurs, la Banque a consacré 119 millions d’euros à l’entrepreneuriat et au développement des très petites, petites et moyennes entreprises, dans le but de stimuler la création d’emplois et d’améliorer la compétitivité du tissu économique national.
Le secteur agricole a également bénéficié d’un financement de 100 millions d’euros destiné à promouvoir une agriculture solidaire et inclusive, notamment à travers l’appui à l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes ruraux, la modernisation des infrastructures agricoles et l’amélioration de l’accès au financement.
S’agissant des nouvelles opérations, Achraf Tarsim a révélé que le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un financement de 200 millions d’euros pour le programme « Compétences 2030 », destiné à améliorer l’employabilité des jeunes et des femmes et à mieux adapter les compétences aux besoins du marché du travail.
Ce programme repose sur une approche intégrée combinant développement des compétences, renforcement des mécanismes d’insertion professionnelle et accélération de la transformation numérique du secteur de la formation.
Dans le domaine de la transition écologique, le responsable de la BAD a également rappelé la signature d’une garantie partielle de prêt de 450 millions d’euros en faveur du Groupe OCP. Ce mécanisme devrait permettre de mobiliser jusqu’à 530 millions d’euros de financements verts auprès de partenaires internationaux.
Cette opération accompagnera le programme d’investissement du Groupe OCP visant à développer un modèle industriel à faible empreinte carbone, fondé sur les énergies renouvelables, la gestion durable de l’eau et des pratiques agricoles résilientes.
Les assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement se tiennent sous le thème : « Mobiliser les ressources à grande échelle pour financer le développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ». Elles réunissent plus de 3 000 participants, parmi lesquels des chefs d’État et de gouvernement, des ministres des Finances et de la Planification, des gouverneurs de banques centrales, des responsables du secteur privé, des représentants d’institutions financières internationales, ainsi que des acteurs de la société civile et du monde académique.






