Les résultats de la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) au premier semestre 2026 font apparaître une équation financière particulièrement lourde. Le chiffre d’affaires consolidé a dépassé 2,96 milliards de dirhams, en progression limitée de 2 %, tandis que la dette consolidée a atteint 34,76 milliards de dirhams, poursuivant ainsi une hausse plus rapide que celle de l’activité.
Selon les chiffres publiés, le chiffre d’affaires lié à l’exploitation a progressé de 1 %, tandis que l’activité de construction a enregistré une croissance de 4 %. Parallèlement, l’endettement est passé de 33,14 milliards de dirhams à fin juin 2025 à 34,76 milliards de dirhams à la même période en 2026, soit une hausse d’environ 5 %, représentant près de 1,62 milliard de dirhams supplémentaires en l’espace d’un an.
Les investissements nets cumulés ont, pour leur part, atteint 72,84 milliards de dirhams, en hausse de 2 %. Un montant qui témoigne de l’ampleur des ressources mobilisées pour l’extension et l’entretien du réseau autoroutier ainsi que pour la réalisation des infrastructures. Il met également en lumière le poids des financements et des engagements accumulés, notamment au regard de l’écart important entre le chiffre d’affaires de la société et le niveau de sa dette.
Le chiffre d’affaires social s’est établi à 2,2 milliards de dirhams à fin juin, dont 1,15 milliard réalisé au cours du deuxième trimestre. Ces résultats confirment la poursuite de l’activité de l’entreprise, alors que la question de son équilibre financier demeure centrale, avec une dette en hausse de 5 % contre une progression de seulement 2 % du chiffre d’affaires.
Au regard de ces chiffres, la Société nationale des autoroutes du Maroc fait face au défi de concilier l’extension de son réseau, le financement de ses investissements et la soutenabilité de son endettement. Alors que le réseau continue de s’étendre et que les investissements s’accumulent, la dette approche désormais les 35 milliards de dirhams, soulevant la question du coût du financement et de la capacité de l’activité future à absorber un tel niveau d’engagements financiers.






