Les États-Unis envisagent d’élargir le contrôle des comptes sur les réseaux sociaux aux journalistes étrangers sollicitant un visa d’entrée sur le territoire américain, dans le cadre du durcissement de la politique migratoire du pays, rapporte le média américain « The Daily Signal ».
Citant un document interne du département d’État daté du jeudi 6 août 2026, le média indique que les autorités américaines entendent s’appuyer sur l’ensemble des sources d’information disponibles lors de l’examen et de la vérification des demandes de visa, notamment afin d’identifier les personnes susceptibles de se voir refuser l’entrée aux États-Unis.
La note précise que le département d’État recourt à toutes les sources d’information disponibles lors de l’examen et du contrôle des demandes afin d’identifier les candidats susceptibles d’être déclarés inadmissibles sur le territoire américain, notamment ceux considérés comme pouvant constituer une menace pour la sécurité nationale ou la sûreté publique.
« Nous appliquons de manière uniforme ce niveau rigoureux de contrôle à l’ensemble des demandeurs de visa », indique la note, soulignant que « toute décision relative à l’octroi d’un visa constitue, par essence, une question de sécurité nationale ».
Jusqu’à présent, ce dispositif renforcé de vérification de l’activité en ligne concernait plusieurs catégories de demandeurs de visa, notamment les étudiants étrangers et les participants à des programmes d’échange. Ces derniers sont appelés à rendre publics les paramètres de confidentialité de leurs comptes sur les réseaux sociaux afin de permettre aux autorités américaines de les examiner.
Selon le document cité par « The Daily Signal », cette procédure devrait désormais être étendue aux journalistes étrangers, ainsi qu’à certains ressortissants mexicains et canadiens.
Le département d’État a par ailleurs rappelé que « l’obtention d’un visa américain demeure un privilège accordé à la discrétion du gouvernement et non un droit acquis ».
Cette extension du contrôle des réseaux sociaux intervient dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine, marqué ces derniers temps par l’adoption de nouvelles mesures concernant aussi bien l’immigration irrégulière que les conditions d’entrée des ressortissants étrangers sur le territoire des États-Unis.






