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SMIG à 5 000 dirhams : Chouki répond à Lekjaa et défend le « réalisme » du RNI (video)

Le bras de fer politique entre les différentes composantes de la majorité gouvernementale s’est déplacé dans la province d’Essaouira, où le débat autour du relèvement du salaire minimum à 5 000 dirhams a connu un nouvel épisode. Entre appels à accélérer la mise en œuvre des mesures sociales et volonté de tenir les promesses électorales tout en préservant les équilibres financiers, le dossier s’impose désormais comme l’un des principaux terrains d’affrontement politique entre les partis.

Dans ce contexte, Mohamed Chouki, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), a livré depuis Essaouira une réponse aux déclarations de Fouzi Lekjaa, dirigeant du Parti authenticité et modernité (PAM).

Chouki a affirmé que les engagements et les promesses électorales de son parti ne reposaient pas sur des slogans, mais sur une démarche qu’il qualifie de réaliste et responsable, résumée par la formule : « pas avec un cachet ni avec un stylo ». Une manière de prendre ses distances avec ce qu’il considère comme une logique de surenchère politique.

S’adressant aux militants du parti dans la province, le président du RNI a assuré que sa formation assumait pleinement ses responsabilités et ne se dérobait pas à ses engagements.

Selon lui, le programme politique du parti et ses engagements sociaux reposent sur une méthodologie « scientifique et rigoureuse », prenant notamment en compte la pérennité des programmes et des projets sociaux, loin des décisions qu’il juge purement formelles ou des annonces précipitées.

Pour répondre aux critiques et aux surenchères autour des chiffres, Mohamed Chouki a mis en avant ce qu’il présente comme la capacité du RNI à traduire ses engagements en mesures concrètes.

Il a notamment cité les augmentations salariales accordées aux travailleurs de secteurs essentiels, particulièrement dans l’éducation et la santé. Des avancées qui auraient été rendues possibles, selon lui, par l’institutionnalisation du dialogue social et par des engagements financiers dépassant 45 milliards de dirhams, dans un climat de confiance entre le gouvernement, les syndicats et les organisations patronales.

Mohamed Chouki a par ailleurs assuré que le relèvement du salaire minimum à 5 000 dirhams demeurait un engagement « ferme et réel » de son parti.

Il a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les engagements et l’agenda des réformes avec professionnalisme, afin de consolider un climat de confiance et de crédibilité et de garantir que les promesses formulées puissent effectivement être appliquées sur le terrain.

Ces déclarations interviennent après la polémique déclenchée par Fouzi Lekjaa, membre du bureau politique du PAM, lors d’une rencontre organisée par son parti à Dakhla.

Lekjaa avait appelé à engager immédiatement la mise en œuvre du relèvement du salaire minimum à 5 000 dirhams, sans attendre les prochaines échéances électorales. Une sortie perçue comme une pression politique sur ses partenaires de la majorité, le responsable du PAM estimant que l’amélioration des conditions de vie des citoyens ne devait pas être reportée après les élections.

Le seuil des 5 000 dirhams s’impose ainsi comme l’un des principaux sujets de confrontation entre les composantes de la majorité. D’un côté, le PAM pousse pour une mise en œuvre immédiate de la mesure ; de l’autre, le RNI met en avant le réalisme, la capacité d’exécution et la nécessité de garantir la pérennité des acquis sociaux.

 

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