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Sidi Kacem : la nomination d’un directeur de centre culturel ravive les critiques contre Bensaid

La nomination d’Abdellatif Nahila à la tête du centre culturel de Sidi Kacem suscite une vive controverse autour du calendrier de la décision et des critères ayant présidé à l’attribution de cette responsabilité au sein d’un établissement culturel public.

La décision a été prise le 24 septembre 2026 soit au lendemain des élections législatives et en pleine période de transition précédant la formation du nouveau gouvernement un timing qui alimente les interrogations sur l’opportunité de cette nomination
Le débat s’est également déplacé sur le terrain politique en raison des liens prêtés au nouveau directeur avec le Parti authenticité et modernité ainsi qu’avec le ministre de la Jeunesse de la Culture et de la Communication Mehdi Bensaid.

Les deux hommes se sont en effet retrouvés à plusieurs reprises dans le cadre d’activités culturelles notamment lors d’un festival présidé par Abdellatif Nahila et au cours duquel Mehdi Bensaid avait été distingué parmi les personnalités honorées de l’édition 2025.

Selon un document émanant de la Direction régionale de la Culture de Rabat-Salé-Kénitra l’intéressé qui possède le grade de professeur d’enseignement artistique de deuxième classe a été nommé directeur du centre culturel en fonction des besoins du service et sur la base d’une correspondance du directeur des affaires administratives et financières du département de la Culture
Mais c’est surtout la rapidité de son ascension qui nourrit les critiques.

Abdellatif Nahila n’avait intégré la fonction publique que le 18 mai dernier avant de se voir confier la direction de l’établissement environ quatre mois plus tard ce qui soulève des questions sur l’expérience professionnelle et les qualifications retenues pour l’accès à ce poste de responsabilité.

Au niveau local la polémique ne se limite pas à son parcours administratif. Certaines voix critiquent également ses choix et ses prises de position antérieures notamment une visite effectuée en Israël ainsi que ses positions sur la normalisation avec l’État hébreu.

Ces éléments relèvent toutefois de ses choix et engagements personnels et ne permettent pas à eux seuls de juger de sa capacité à administrer un établissement culturel public. La controverse porte donc principalement sur un autre terrain celui de la transparence dans les nominations et de l’égalité d’accès aux responsabilités publiques.

Pour les critiques de cette décision la question centrale reste de savoir quels critères précis ont conduit à confier la direction du centre à un fonctionnaire récemment recruté et dans quelles conditions la sélection a été opérée. L’affaire place ainsi le ministère de la Jeunesse de la Culture et de la Communication face à une interrogation plus large sur la gouvernance des établissements culturels publics et sur la nécessité de garantir des procédures suffisamment claires pour éviter que les nominations ne soient perçues comme le résultat de proximités politiques ou personnelles.

À Sidi Kacem le débat dépasse désormais le cas individuel du nouveau directeur, il touche à la crédibilité même des mécanismes de nomination dans le secteur culturel et à la capacité du ministère à dissiper les soupçons en expliquant les critères objectifs qui ont motivé cette décision.

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