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Presse espagnole : le maire de Tanger aurait tenté de se suicider deux fois en prison

Le maire de Tanger, Mounir Limouri, actuellement en détention à la prison d’Asilah, aurait tenté de se suicider à deux reprises depuis son incarcération, selon des informations publiées ce jeudi par le quotidien espagnol The Objective. Le journal affirme, en citant des sources qu’il présente comme fiables, qu’une première tentative aurait consisté en l’ingestion d’une importante quantité de médicaments. Lors d’un second épisode, le responsable municipal aurait frappé sa tête à plusieurs reprises contre un mur à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire.

The Objective précise toutefois ne pas avoir été en mesure de faire confirmer ces éléments auprès de l’administration pénitentiaire. Ces informations doivent donc, à ce stade, être considérées comme des éléments rapportés par le média espagnol et non comme des faits officiellement établis.

Selon la même source, l’état de santé de Mounir Limouri se serait dégradé depuis son placement en détention. Plusieurs médias marocains avaient déjà évoqué des problèmes d’hypertension, un état d’épuisement avancé ainsi qu’une forte pression psychologique.

Sur le plan judiciaire, le juge d’instruction près la Cour d’appel de Tanger a décidé de reporter son audition au 3 novembre prochain. Cette décision serait intervenue à la demande de sa défense, qui aurait fait valoir que l’état de santé de son client ne lui permettait pas de répondre normalement aux questions des enquêteurs.

Une demande de mise en liberté provisoire aurait également été rejetée, selon les informations relayées par le site Chamal.
L’arrestation de Mounir Limouri s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte après la découverte, lors des dernières élections législatives du 23 septembre, de personnes en possession de sacs contenant des bulletins électoraux.

Selon le récit rapporté par la presse espagnole, les investigations auraient ensuite conduit les enquêteurs à soupçonner des manipulations de bulletins de vote dans un hôtel de Tanger. Les autorités judiciaires se seraient notamment appuyées sur des images de vidéosurveillance ainsi que sur l’analyse de communications téléphoniques entre plusieurs personnes soupçonnées dans cette affaire.

Mounir Limouri avait été interpellé le 28 septembre à l’aéroport Ibn Battouta de Tanger, à son retour d’Espagne, avant d’être placé en détention. Dans la foulée, le Parti authenticité et modernité, auquel il appartient, avait annoncé la suspension de ses responsabilités partisanes dans l’attente de l’évolution de la procédure judiciaire.

Cette affaire continue ainsi de mêler dimensions judiciaire, politique et désormais sanitaire, alors que l’enquête sur les soupçons de manipulation électorale reste en cours et que la situation personnelle du maire de Tanger fait désormais l’objet d’une attention particulière.

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