Le roi Charles III a officiellement accepté lundi la démission du Premier ministre britannique, Keir Starmer, ouvrant la voie à l’arrivée au pouvoir de l’ancien maire travailliste du Grand-Manchester, Andy Burnham, appelé à former un nouveau gouvernement.
Dans un communiqué, le palais de Buckingham a indiqué que « Sir Keir Starmer a été reçu ce matin en audience par le roi Charles III et lui a remis sa démission en tant que Premier ministre et Premier lord du Trésor, que Sa Majesté le roi a gracieusement accepté ».
La démission de M. Starmer ouvre la voie à la nomination officielle de M. Burnham au poste de Premier ministre.
Avant de quitter Downing Street, M. Starmer a prononcé un ultime discours dans lequel il a défendu son bilan à la tête du gouvernement. Il a affirmé avoir transformé le Parti travailliste, remporté les élections législatives de 2024, puis rendu le Royaume-Uni « plus fort et plus juste » en deux ans de pouvoir.
Le dirigeant sortant a notamment mis en avant la lutte contre la pauvreté infantile, la baisse de l’immigration, le renforcement de la défense et le rétablissement de l’influence internationale du pays. Il a également appelé les Britanniques à rester unis face à « un monde où nos ennemis ne reculeront devant rien pour nous diviser ».
Âgé de 56 ans, M. Burnham prend les rênes du gouvernement après avoir été élu vendredi dernier à la tête du Parti travailliste avec le soutien d’environ 95% des députés du Labour. Il succède à M. Starmer, qui avait annoncé son départ le 22 juin, fragilisé par une forte impopularité, des controverses et plusieurs revers électoraux lors de scrutins locaux.
Sixième Premier ministre en dix ans, M. Burnham hérite d’un pays confronté à des défis économiques et sociaux majeurs et promet d’incarner un changement de style autant que de politique.
Avec MAP






