Un groupe de diplômés marocains titulaires de diplômes délivrés par des universités de Chypre du Nord prévoit d’organiser un sit-in illimité à partir de lundi devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation à Rabat, afin de réclamer la reconnaissance de leurs diplômes et la régularisation de leur situation administrative.
Cette nouvelle mobilisation intervient après plusieurs mois d’attente, alors que les diplômés espéraient une issue favorable à leur dossier d’équivalence. Leurs attentes ont toutefois été contrariées par la décision prise par les autorités marocaines en 2024 de suspendre la reconnaissance de l’équivalence de leurs diplômes, sans annonce officielle préalable. Les intéressés estiment que cette mesure a gravement compromis leur avenir académique et professionnel.
Dans un communiqué, la Coordination nationale des parents, étudiants et diplômés des universités de Chypre du Nord indique que ce sit-in débutera lundi à 11 heures, avec pour objectif d’amener le ministère de l’Enseignement supérieur à ouvrir un dialogue sérieux et responsable, ainsi qu’à apporter une position claire, transparente et définitive sur un dossier concernant près de 3 000 jeunes Marocains, qui demeurent privés de la reconnaissance de leurs diplômes malgré l’achèvement de leurs études dans des établissements d’enseignement supérieur de Chypre du Nord.
La coordination précise que cette décision de recourir à un sit-in intervient après l’épuisement de toutes les voies de dialogue et des procédures institutionnelles. Elle rappelle avoir adressé plusieurs correspondances et appels au ministère de l’Enseignement supérieur ainsi qu’au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, afin de trouver une solution à ce dossier, qui reste, selon elle, bloqué entre une reconnaissance administrative attendue et le gel effectif des procédures d’équivalence.
Les diplômés soulignent que cette situation les empêche d’accéder au marché du travail ou de poursuivre leurs études supérieures. Ils appellent les autorités à régulariser rapidement leur situation administrative et à reconnaître leurs diplômes afin de garantir leur droit à l’emploi et à la poursuite de leur parcours universitaire, tout en mettant fin à l’incertitude qui entoure ce dossier depuis plus de deux ans.






