Fatima-Zahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité (PAM), a affirmé que toute ambition ou évocation d’une éventuelle accession à la présidence du gouvernement reste encadrée par les dispositions constitutionnelles et les règles démocratiques en vigueur au Maroc. Elle a souligné que la décision revient d’abord aux citoyens marocains à travers les urnes, puis au Roi Mohammed VI, auquel la Constitution confère la prérogative de nommer le chef du gouvernement, ajoutant que le Souverain choisira la personne la plus apte à exercer cette fonction.
Lors d’une rencontre organisée par la Fondation Fqih Tetouani à Salé, El Mansouri a estimé que le contexte actuel, au Maroc comme dans la région, est marqué par d’importantes mutations géopolitiques et économiques dans les pays voisins et à travers le monde. Une conjoncture qui impose, selon elle, à l’ensemble des acteurs politiques de se montrer à la hauteur des enjeux du moment et des prochaines échéances.
Abordant la crise de confiance et la nécessité de faire évoluer l’action partisane, la dirigeante politique a plaidé pour une « correction profonde et responsable de l’action politique ». Elle a toutefois précisé qu’une telle démarche ne devait ni conduire à dévaloriser l’action partisane ni à remettre en cause l’existence des partis politiques ou à stigmatiser les acteurs politiques, mais plutôt à renforcer les formations partisanes et à consolider les principes de bonne gouvernance en leur sein.
« La démocratie marocaine a plus que jamais besoin de partis forts, d’une pensée politique renouvelée et d’initiatives sérieuses capables de redonner espoir aux citoyens plutôt que de nourrir le nihilisme », a-t-elle déclaré.
Évoquant la jeunesse et la participation des femmes, El Mansouri a affirmé que le PAM avait fait preuve, depuis ses débuts, d’audace en accordant sa confiance à de jeunes responsables et à des femmes pour occuper des postes de responsabilité et de décision.
Elle a notamment cité sa propre expérience, rappelant avoir accédé à la mairie de Marrakech à l’âge de 33 ans, ainsi que le choix du parti de confier la présidence de communes rurales à de jeunes femmes. Selon elle, la présence des femmes au sein des partis ne doit pas se limiter à une « image » ou à une simple « vitrine », mais se traduire par une véritable autonomisation et une participation effective sur le terrain.
El Mansouri a enfin réaffirmé son attachement au respect des prérogatives constitutionnelles, depuis le choix exprimé par les citoyens marocains dans les urnes jusqu’à la prérogative constitutionnelle du Roi de nommer la personne qu’il juge la plus apte à conduire la prochaine étape au service du pays et des citoyens.






