Les autorités algériennes ont procédé, lundi 25 mai 2026, à la remise d’un nouveau groupe de jeunes Marocains aux autorités marocaines via le poste frontalier Colonel Lotfi, connu sous le nom de « Zouj Bghal ».
Selon un communiqué publié par l’Association marocaine d’aide aux migrants en situation difficile, cette nouvelle opération concerne 21 ressortissants marocains, tous de sexe masculin, candidats à l’émigration ou présents en situation irrégulière sur le territoire algérien.
L’association précise que la majorité d’entre eux avaient déjà purgé leur peine dans des établissements pénitentiaires algériens. Elle indique également qu’il s’agit du septième groupe rapatrié depuis le début de l’année 2026. Les personnes concernées sont principalement originaires d’Oujda, Errachidia, Taza, Berkane, Fès, Essaouira, Casablanca et El Jadida.
Le communiqué souligne que les jeunes concernés ont été accueillis par leurs familles à proximité du poste frontalier, l’association affirmant poursuivre l’accompagnement de ces dossiers de près.
L’organisation indique également qu’elle suit encore plus de 500 dossiers liés à des Marocains détenus ou retenus en Algérie, dont plus de 100 cas actuellement en cours de rapatriement. Ces dossiers concernent des détenus, des prisonniers ainsi que des personnes placées en rétention administrative dans l’attente de l’achèvement des procédures liées à leur expulsion.
L’association affirme par ailleurs recevoir quotidiennement de nouveaux dossiers concernant des prisonniers ou des personnes disparues, transmis par leurs familles, et suivre également plusieurs cas ayant donné lieu à des condamnations de première instance dépassant dix années de prison.
Elle renouvelle enfin son appel aux autorités algériennes, au nom du droit international et du droit international humanitaire, afin que soient restituées aux familles marocaines les dépouilles de six ressortissants marocains décédés, actuellement conservées dans les morgues de Tlemcen, Oran et Béchar, afin de permettre leur inhumation dans leur pays d’origine.
L’association assure enfin qu’elle poursuivra ses efforts pour dénoncer et combattre les réseaux impliqués dans la traite des êtres humains, les escroqueries visant les familles des migrants ainsi que les opérations frauduleuses liées aux faux intermédiaires et prétendus défenseurs juridiques.






