L’annonce du lundi soir, de la nouvelle majorité gouvernementale conduite par Fatima Zahra El Mansouri sans le Mouvement populaire a provoqué une vive onde de choc au sein du parti de l’épi. Selon des sources dirigeantes au sein du parti, plusieurs responsables de premier plan auraient vivement mis en cause le secrétaire général du parti, Mohamed Ouzzine, lui reprochant l’échec des négociations engagées autour d’une éventuelle participation au prochain gouvernement.
D’après les mêmes sources, certains cadres du parti envisageraient de tenir, dans les prochains jours, une conférence de presse afin d’annoncer des décisions personnelles concernant leur avenir politique et leur appartenance au Mouvement populaire.
D’autres responsables pourraient, selon ces sources, rejoindre des formations membres de la nouvelle coalition gouvernementale, après ce qui est présenté en interne comme un échec des discussions menées par Ouzzine avec Fatima Zahra El Mansouri.
Les critiques portent notamment sur les conditions posées par le secrétaire général du parti au cours des négociations. Des responsables du Mouvement populaire estiment que ces exigences auraient été jugées excessives au regard du poids parlementaire de la formation, poussant ainsi la cheffe du gouvernement désignée et la direction du PAM à écarter le parti de la future majorité.
La nouvelle coalition gouvernementale, annoncée officiellement lundi, réunit le Parti authenticité et modernité, le Parti de l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme. Dans leur communiqué commun, les quatre formations ont indiqué qu’elles entendaient proposer des profils ministériels « compétents, dotés de sens politique, intègres et capables d’agir au sein d’un gouvernement cohérent et fort », appelé à mettre en œuvre rapidement le futur programme gouvernemental.
Le texte rappelle également que les consultations avaient été engagées à la suite de la nomination de Fatima-Zahra Mansouri à la tête du gouvernement, conformément à l’article 47 de la Constitution, après la victoire du PAM aux élections législatives.
Ces discussions, menées en deux phases avec plusieurs partis représentés au Parlement, auraient été guidées, selon le communiqué, par la recherche d’une majorité politique forte, cohérente et capable de répondre aux défis économiques, sociaux et institutionnels du pays.
Les quatre partis affirment également vouloir bâtir une coalition fondée sur des convergences politiques et idéologiques, autour d’objectifs communs en matière de démocratie, de gouvernance, de justice sociale, d’équité territoriale et de renforcement des capacités productives de l’économie nationale. Pour le Mouvement populaire, l’enjeu se déplace désormais du terrain gouvernemental vers celui de la cohésion interne, alors que les critiques contre sa direction pourraient ouvrir une nouvelle séquence de tensions et de recompositions au sein du parti.






