En ce Fête du Travail 2026, plusieurs syndicats marocains représentant diverses catégories professionnelles investissent les rues dans différentes villes du Royaume, dans un contexte social marqué par une montée des revendications liées aux salaires, aux indemnités et au pouvoir d’achat.
Des organisations syndicales, notamment la Fédération nationale des fonctionnaires de l’enseignement et le Syndicat national de la santé publique, ainsi que plusieurs branches de centrales syndicales, organisent aujourd’hui des manifestations pour dénoncer ce qu’elles qualifient de manque de réactivité du gouvernement face à leurs revendications légitimes.
Contrairement à son caractère habituellement festif, la célébration de cette année se déroule dans une atmosphère tendue. Les acteurs syndicaux estiment que les travailleurs continuent d’attendre des mesures concrètes pour améliorer les salaires, les indemnités et préserver les acquis sociaux.
Selon eux, la réalité actuelle traduit une érosion des droits des travailleurs, aggravée par une interaction jugée insuffisante avec leurs revendications.
Cette mobilisation intervient dans un contexte économique marqué par la hausse persistante du coût de la vie. Les syndicats soulignent que l’inflation touche désormais l’ensemble des catégories sociales, y compris la classe moyenne, composée d’ingénieurs, de médecins et de salariés.
Ils estiment que la baisse du pouvoir d’achat et la dégradation des conditions de vie exercent une pression quotidienne croissante sur une large partie de la population.
Le dossier des retraites s’impose comme l’un des principaux points de tension. Les syndicats dénoncent la faiblesse de certaines pensions, qui oscillent entre 1 000 et 1 300 dirhams, des montants jugés insuffisants pour garantir une vie digne face à la hausse des dépenses essentielles.
Dans ce contexte, la mobilisation de ce 1er mai relance la question de la capacité du gouvernement à apporter des réponses concrètes aux attentes des travailleurs. À défaut de mesures immédiates, les syndicats laissent entendre que le mouvement de protestation pourrait se poursuivre dans les prochaines semaines.






