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Lekjaa à Oujda : le PAM veut faire de l’Oriental un nouveau moteur de développement

Fouzi Lekjaa, membre du bureau politique du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a affirmé qu’Oujda devait rester une locomotive essentielle du développement de la région de l’Oriental, estimant que son histoire, son statut et les nombreuses compétences qu’elle a formées imposent de lui accorder la place qui lui revient dans les futures politiques de développement.

Lors d’une rencontre partisane organisée mercredi à Oujda par le PAM, Lekjaa a insisté sur la dimension historique de la capitale de l’Oriental, qu’il a qualifiée de « ville millénaire » ayant accumulé un important héritage de luttes et de compétences. Selon lui, son positionnement régional exige qu’elle soit considérée à la hauteur de son histoire et de son rôle dans le développement territorial.

Le responsable du PAM a ainsi affirmé qu’Oujda « a été et restera » la capitale de l’Oriental et la locomotive de son développement, considérant que toute vision consacrée à l’avenir de la région devait lui réserver une place correspondant à son poids.

Lekjaa s’est également arrêté sur la situation du Mouloudia d’Oujda et sur l’histoire du football dans la ville. Il a évoqué plusieurs joueurs ayant contribué à construire la mémoire du football national, notamment Filali, Smiri, Hayouani et Tiri, ainsi que d’autres générations ayant pratiqué ce sport dans des conditions difficiles et marqué le football marocain. Il a appelé à conjuguer les efforts afin que le club oujdi retrouve sa place dans les meilleurs délais.

Abordant ensuite la situation actuelle de la ville, Lekjaa a déclaré que ses visites régulières à Oujda lui faisaient constater avec regret que son état actuel ne correspondait pas, à ses yeux, au statut qu’elle devrait occuper en tant que locomotive de l’Oriental.

Il a notamment critiqué l’état du transport urbain, soulignant que les habitants continuent de se déplacer dans des autobus qu’il juge indignes d’une ville de cette taille et de cette histoire.

Le responsable gouvernemental s’est également attardé sur la situation des jeunes d’Oujda. Il a estimé que les obstacles auxquels ils sont confrontés en matière d’investissement, d’emploi et de création de petites et moyennes entreprises nécessitaient un changement profond. La ville dispose, a-t-il souligné, d’un potentiel humain qui mérite davantage d’opportunités pour s’intégrer dans l’économie et construire son avenir au sein de la région.

Sur le plan sanitaire, Lekjaa a estimé que l’offre de soins dans l’Oriental ne pouvait continuer à reposer principalement sur le Centre hospitalier universitaire d’Oujda alors que plusieurs provinces souffrent, selon lui, d’une offre insuffisante. Il a appelé à développer les infrastructures et les services de santé afin de faciliter l’accès des citoyens aux soins dans de meilleures conditions.

Lekjaa a par ailleurs refusé de réduire le débat politique à une confrontation entre partis autour des bilans. Selon lui, chaque formation a apporté ce qu’elle pouvait, tandis que les Marocains sont en mesure de distinguer ceux qui ont œuvré avec sincérité au service du pays et des citoyens de ceux qui font des fonctions et responsabilités politiques une finalité.

Dans ce contexte, il a critiqué ce qu’il considère comme une course aux postes gouvernementaux, évoquant notamment les controverses autour de l’attribution des responsabilités dans la vie politique.

Le dirigeant du PAM a expliqué que son parti avait construit sa vision autour de l’horizon 2031, estimant que le scrutin du 23 septembre déterminera les personnes et les forces politiques appelées à gérer les affaires publiques durant les prochaines années. La participation électorale et le choix des électeurs constituent donc, selon lui, une responsabilité majeure.

Il a ajouté que le PAM avait choisi de simplifier son programme en partant des problématiques faisant l’objet d’un large constat au sein de la société marocaine, avant de proposer des solutions tenant compte des délais, des ressources disponibles, de la volonté politique et des moyens nécessaires à leur mise en œuvre.

La vie chère et la hausse des prix figurent en tête de ces préoccupations. Selon Lekjaa, les citoyens n’ont plus besoin qu’on leur explique l’ampleur de la pression exercée par les prix sur leur quotidien. L’approche de son parti, a-t-il assuré, ne consiste pas simplement à promettre une baisse générale des prix, mais à proposer des mesures ciblant directement les catégories sociales les plus affectées.

Il a notamment cité les retraités, pour lesquels le PAM propose une amélioration des revenus. Lekjaa a également évoqué les ménages ayant une faible consommation d’électricité, estimant que ceux dont les factures se situent autour de 100 dirhams devraient bénéficier de mécanismes permettant d’en alléger, voire d’en prendre en charge, le coût.

Le responsable du PAM a aussi évoqué une réduction de l’impôt sur le revenu pour les salariés des secteurs public et privé, afin d’augmenter leur revenu net. Il a fait état de gains financiers variables selon les niveaux de rémunération, pouvant aller, selon les chiffres présentés lors de son intervention, de 1.800 à environ 5.000 dirhams.

L’amélioration du pouvoir d’achat passe également, selon Lekjaa, par la lutte contre les dysfonctionnements liés aux intermédiaires entre producteurs et consommateurs. Il a plaidé pour une réorganisation des circuits de distribution afin de limiter les marges qu’il juge excessives et de permettre aux produits essentiels d’arriver aux consommateurs à des prix raisonnables.

Une partie importante de son intervention a été consacrée à la jeunesse. Lekjaa a estimé qu’il était inconcevable d’évoquer les priorités du Maroc sans placer les jeunes au premier plan. Selon lui, la jeunesse marocaine a exprimé de manière pacifique sa colère et ses inquiétudes concernant son avenir, un message auquel les responsables politiques doivent désormais apporter des réponses concrètes.

La vision du PAM en faveur des jeunes, a-t-il expliqué, couvre plusieurs étapes, de l’école à l’intégration sociale et professionnelle, en passant par la formation, l’accompagnement des initiatives économiques, la création d’entreprises et l’accès au logement.

Lekjaa a notamment plaidé pour des solutions de logement adaptées aux capacités financières des jeunes et des mécanismes de financement leur permettant de construire leur vie. Il a assuré que le parti restait ouvert à d’autres propositions et prêt à faire évoluer son programme lorsque des idées plus efficaces lui seraient soumises.

Le membre du bureau politique du PAM a également appelé à « changer de cap » dans plusieurs secteurs, notamment celui de la santé. Il a estimé que tout citoyen entrant dans un hôpital devait bénéficier d’un accueil respectueux de sa dignité et recevoir les soins nécessaires dans des délais appropriés.

Sur l’éducation, il a insisté sur la nécessité pour l’école publique de retrouver pleinement son rôle dans la formation, l’éducation et la qualification des nouvelles générations, tout en transmettant des valeurs et en préparant les jeunes à s’intégrer dans la société et à acquérir les diplômes et compétences nécessaires à leur avenir professionnel.

Lekjaa a affirmé que ces orientations constituaient le socle du programme que le PAM entend présenter aux citoyens. Il a appelé les électeurs à accorder leur confiance aux candidats de sa formation afin, selon lui, de lui donner les moyens politiques de mettre en œuvre ses engagements.

En outre, Fouzi Lekjaa a souligné que le Parti Authenticité et Modernité n’avait encore jamais dirigé le gouvernement. Il a invité les électeurs à juger ultérieurement le parti sur la réalisation ou non de son programme, avant de conclure son intervention en saluant Oujda, qu’il a une nouvelle fois qualifiée de « capitale de l’Oriental ».

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