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Législatives de septembre 2026 : une nouvelle recomposition de la carte parlementaire marocaine

Les résultats provisoires des élections législatives de 2026 font apparaître une recomposition sensible de la représentation à la Chambre des représentants par rapport au scrutin de 2021. Parmi les évolutions les plus marquantes figurent la progression du Parti de la justice et du développement (PJD), qui passe de 13 à 54 sièges, le recul du Rassemblement national des indépendants (RNI), de 102 à 66 sièges, et la progression du Parti authenticité et modernité (PAM), de 87 à 97 sièges.

Avec 41 sièges supplémentaires, le PJD enregistre, en valeur absolue, la plus forte progression parmi les formations représentées lors de la précédente législature. Le parti retrouve ainsi une représentation parlementaire nettement plus importante qu’en 2021.

À l’inverse, le RNI connaît la diminution numérique la plus importante : avec 66 sièges contre 102 en 2021, il perd 36 députés par rapport au précédent scrutin.

Le PAM améliore pour sa part son résultat de 2021. Avec 97 sièges contre 87, il gagne dix élus et enregistre la deuxième plus forte hausse numérique parmi les partis déjà représentés au Parlement.

L’Istiqlal recule également, passant de 81 à 65 sièges, soit une perte de 16 élus. L’écart avec le RNI n’est ainsi plus que d’un siège dans les résultats provisoires de 2026, contre 21 sièges en 2021.

Les évolutions sont plus limitées pour les autres formations. Le Mouvement populaire passe de 28 à 29 sièges, tandis que l’Union socialiste des forces populaires recule de 34 à 26 sièges. Le Parti du progrès et du socialisme passe de 22 à 19 élus, et l’Union constitutionnelle de 18 à 17.

Le Mouvement démocratique et social progresse, de son côté, de 5 à 8 sièges, alors que le Front des forces démocratiques passe de trois à deux élus.

Le reste des sièges provisoirement attribués en 2026 se répartit notamment entre l’Alliance de la gauche, avec 8 sièges, le Parti de l’équité avec 2 sièges, les Nouveaux démocrates et le Parti de l’unité et de la démocratie, avec un siège chacun. Une comparaison directe avec 2021 doit toutefois tenir compte des changements intervenus dans les alliances et configurations électorales.

Le Congrès national Ittihadi et le Parti socialiste unifié, qui disposaient chacun d’un siège à l’issue des élections de 2021, ne figurent pas dans cette répartition provisoire.

Ces chiffres restent liés aux résultats provisoires de 2026 et peuvent encore évoluer dans le cadre de la finalisation et de la validation du processus électoral. Ils dessinent néanmoins, à ce stade, des variations importantes dans le poids parlementaire de plusieurs formations politiques.

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