Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a affirmé, dans les premières heures de jeudi lors de la conférence de presse consacrée aux résultats du scrutin législatif du 23 septembre 2026, que les élections s’étaient déroulées dans des « conditions normales et satisfaisantes » sur l’ensemble du territoire national, à l’exception de quelques incidents isolés qui, selon lui, n’ont pas affecté le déroulement du vote.
Laftit a indiqué que son département avait pris les mesures nécessaires pour préserver l’intégrité des opérations électorales et intervenir face aux éventuelles irrégularités jusqu’à la proclamation des résultats. Il a précisé que les instances chargées du suivi des infractions électorales avaient été mobilisées afin de déclencher, lorsque les éléments nécessaires étaient réunis, des procédures d’enquête ou des poursuites judiciaires.
Le ministre a également mis en avant la coopération avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH). Au total, 3 006 observateurs nationaux ont couvert le scrutin, dont 2 023 issus d’associations de la société civile et 783 relevant du CNDH. À ceux-ci se sont ajoutés 200 observateurs étrangers représentant des organisations non gouvernementales ainsi que des instances internationales et régionales.
Concernant l’organisation matérielle du scrutin, Laftit a indiqué que le corps électoral comptait 15,8 millions d’électeurs après la finalisation des listes. Quelque 40 694 bureaux de vote ont été mis en place, encadrés par environ 3 931 bureaux centralisateurs.
Sur le plan de l’offre électorale, 28 partis politiques, dont une alliance réunissant deux formations, ont présenté 1 847 listes dans les circonscriptions législatives locales et régionales, représentant au total 7 277 candidatures, soit plus de 18 candidats par siège en moyenne nationale.
Laftit a par ailleurs souligné l’intensité de la campagne électorale. Près de 21 000 initiatives de communication auraient été organisées sur le terrain, réunissant environ 1,5 million de participants, soit une moyenne de 115 000 personnes par jour. Selon le ministre, de tels chiffres n’avaient jamais été enregistrés lors des précédents rendez-vous électoraux.
S’agissant du jour du scrutin, le ministre a affirmé que les électeurs avaient pu exercer leur droit de vote « en toute liberté », dans le respect du secret du scrutin et des procédures de dépouillement, en présence des représentants des listes candidates.
Le taux de participation national s’est établi à 38,08 %, contre 50,86 % en 2021 et 42,27 % en 2016, selon les chiffres présentés par le ministère de l’Intérieur.
Laftit a enfin relevé des taux de participation nettement plus élevés dans les provinces du Sud : 77 % à Laâyoune-Sakia El Hamra, 61 % à Dakhla-Oued Eddahab et 53,48 % à Guelmim-Oued Noun. Le ministre a présenté cette mobilisation comme témoignant, selon ses termes, de l’attachement des habitants de ces provinces à leur marocanité et de leur participation aux institutions représentatives.






