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Législatives 2026: la campagne électorale démarre au Maroc ce jeudi avant le scrutin du 23 septembre

La campagne électorale pour l’élection des membres de la Chambre des représentants a officiellement débuté dans les premières heures de ce jeudi 10 septembre 2026, avec la participation des listes ayant accompli les formalités de candidature dans les circonscriptions électorales locales et régionales à travers le Royaume.

La campagne se poursuivra jusqu’à minuit, mardi 22 septembre, avant l’ouverture des bureaux de vote le mercredi 23 septembre 2026. Son lancement intervient après l’expiration, mercredi 9 septembre à midi, du délai réservé au dépôt des originaux des dossiers de candidature auprès des autorités compétentes.

La procédure de candidature s’est déroulée en deux étapes. La première consistait à déposer les déclarations et documents via la plateforme électronique, tandis que la seconde portait sur la remise des dossiers originaux auprès des préfectures et provinces pour les circonscriptions locales et des wilayas de région pour les circonscriptions régionales.

Les candidatures déposées font l’objet d’une vérification destinée à s’assurer du respect des conditions légales, notamment l’éligibilité des candidats, la validité des documents et des accréditations partisanes ainsi que le respect des règles d’inéligibilité et d’incompatibilité. La campagne électorale s’étend sur treize jours, durant lesquels les partis et les candidats peuvent présenter leurs programmes, organiser des meetings, des rassemblements et des tournées de terrain, et communiquer avec les électeurs dans le respect de la législation en vigueur.

Les moyens de campagne comprennent notamment la distribution de tracts, l’affichage électoral dans les espaces autorisés, l’organisation de réunions et de cortèges, ainsi que l’utilisation des outils numériques pour présenter les candidatures et les programmes.

Les réunions électorales sont soumises à la législation régissant les rassemblements publics. L’organisation de marches ou de cortèges et l’utilisation de haut-parleurs nécessitent, quant à elles, une notification écrite adressée à l’autorité administrative locale au moins 24 heures avant l’activité, précisant notamment les horaires et l’itinéraire prévu.

Les élections législatives de 2026 se déroulent avec 15 801 162 électeurs inscrits sur les listes électorales générales. Les femmes représentent 46 % de l’ensemble des inscrits, selon les données officielles relatives au corps électoral. Le vote aura lieu sur l’ensemble du territoire national le 23 septembre, selon les horaires et procédures fixés par les autorités compétentes. Les électeurs devront notamment présenter les documents requis pour justifier leur identité.

Les affiches et autres supports électoraux sont soumis à des dispositions légales et réglementaires encadrant leur conception, leur distribution et leur affichage. Leur installation est interdite dans plusieurs lieux et équipements qui ne sont pas destinés à cet usage. L’utilisation des lieux de culte, des établissements d’enseignement et de formation ainsi que des administrations publiques à des fins de campagne électorale est également interdite.

Les partis et les candidats sont tenus de respecter les décisions des autorités locales concernant les espaces réservés à l’affichage et l’organisation des activités électorales dans les lieux publics. Les sites internet et les réseaux sociaux constituent également un terrain majeur de la campagne. Les contenus électoraux qui y sont diffusés restent soumis aux règles juridiques relatives à la propagande et aux infractions électorales.

La loi organique n° 53.25 modifiant et complétant la loi organique n° 27.11 relative à la Chambre des représentants prévoit notamment des sanctions concernant la publication d’annonces politiques ou de contenus électoraux sponsorisés sur des plateformes ou sites électroniques étrangers. Une distinction est ainsi opérée entre une publicité payante, pour laquelle une somme est versée à une plateforme afin d’accroître sa visibilité auprès des utilisateurs, et une publication ordinaire, diffusée sans financement sur le compte d’un parti ou d’un candidat.

Les dispositions légales couvrent également les infractions électorales commises par l’intermédiaire des réseaux sociaux, des plateformes de diffusion ouverte, des applications électroniques et des outils d’intelligence artificielle.

La législation électorale interdit par ailleurs l’offre d’argent, de cadeaux, de dons ou de promesses en vue d’influencer le vote des électeurs. Cette interdiction concerne également les avantages accordés à une collectivité territoriale ou à un groupe de citoyens pendant la campagne lorsqu’ils visent à orienter le choix des électeurs.

Les accusations relatives à l’achat de voix ou à l’utilisation d’argent pour influencer les électeurs doivent toutefois faire l’objet d’investigations et être établies par les autorités compétentes. Leur simple circulation sur les réseaux sociaux ne suffit pas à prouver les faits allégués. Les mandataires des listes sont également tenus d’établir les comptes de leur campagne, de documenter leurs ressources et leurs dépenses et de respecter le plafond légal des dépenses électorales.

Celles-ci peuvent notamment comprendre les frais d’impression, de déplacement, de communication, de location de locaux et de salles ainsi que les équipements et matériels utilisés pendant la campagne. Les comptes de campagne doivent être déposés dans un délai de 90 jours suivant la proclamation des résultats, à la fois via la plateforme électronique dédiée et sous forme physique. La Cour des comptes est chargée d’examiner ces comptes ainsi que les pièces justificatives qui les accompagnent.

L’ensemble du processus électoral est soumis au principe de neutralité des autorités, des administrations et des services publics à l’égard de toutes les listes et de tous les candidats.

Les biens appartenant à l’État, aux collectivités territoriales ou aux établissements publics, notamment les véhicules, locaux, équipements et ressources humaines, ne peuvent être utilisés à des fins de propagande au profit d’un parti ou d’un candidat.Les responsables élus doivent également veiller à distinguer les activités exercées dans le cadre de leurs fonctions institutionnelles de celles menées en leur qualité de candidats pendant la campagne.

Par ailleurs, le portail officiel des élections a annoncé la mobilisation de plus de 3 000 observateurs représentant 26 associations non gouvernementales et une institution nationale des droits humains, ainsi que 30 instances et organisations internationales. L’observation indépendante couvrira les différentes étapes du processus électoral, de la campagne au scrutin, en passant par le dépouillement des votes et l’établissement des procès-verbaux, conformément aux accréditations et aux règles en vigueur.

La plateforme électronique consacrée à l’établissement des procurations de vote pour les Marocains résidant à l’étranger concernés par cette procédure restera ouverte jusqu’au mardi 22 septembre à midi. Les procurations sont soumises aux conditions légales prévues, le mandataire étant chargé de voter dans le bureau désigné le jour du scrutin.

La campagne prendra officiellement fin mardi 22 septembre à minuit. Toute poursuite de la propagande électorale au-delà de cette échéance sera interdite conformément aux dispositions légales. Le lendemain, mercredi 23 septembre, les électeurs se rendront aux urnes pour élire les membres de la Chambre des représentants, avant le dépouillement, le décompte des voix, l’établissement des procès-verbaux et la proclamation des résultats selon les procédures prévues par la loi.

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