La décision du ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Saad Berrada, de nommer son chef de cabinet, Mustapha Yacoubi, au poste de directeur général de l’Organisation de la vie scolaire, parmi les nominations approuvées par le Conseil de gouvernement, a suscité une vague de critiques dans les milieux éducatifs, d’autant qu’elle intervient à l’approche de la fin du mandat de l’actuel gouvernement.
Mustapha Yacoubi fait partie des responsables ayant récemment rejoint le cabinet du ministre, après avoir exercé des fonctions au sein du Conseil de la région Souss-Massa.
Ses détracteurs estiment que son accession, en un laps de temps relativement court, à l’un des principaux postes administratifs du ministère soulève des interrogations sur les critères ayant présidé à cette nomination et sur le respect du principe d’égalité des chances.
Des acteurs du secteur éducatif considèrent que cette nomination traduit, selon eux, une préférence accordée à la logique de confiance et de proximité avec les responsables au détriment de la valorisation des compétences administratives déjà présentes au sein du ministère.
Ils soulignent que plusieurs hauts cadres du département disposent de nombreuses années d’expérience et attendaient l’ouverture d’une procédure de mise en concurrence pour accéder à ce type de postes.
Les voix critiques estiment également que cette décision renforce l’impression d’une tendance à confier les hautes fonctions à des personnalités proches des responsables, alors qu’elles attendaient davantage de transparence et une sélection fondée sur la compétence et le mérite, particulièrement dans un secteur engagé dans d’importants chantiers de réforme.






