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la Fédération des éditeurs exprime ses premières réserves sur la nouvelle commission provisoire

La Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) fait part de ses inquiétudes concernant les premières décisions de la nouvelle commission provisoire chargée des missions du Conseil national de la presse (CNP), craignant de voir se reproduire certaines pratiques ayant marqué la précédente expérience.

Dans le communiqué final sanctionnant la cinquième session de son Conseil national fédéral, tenue lundi 10 août 2026, la Fédération a réitéré son opposition à ce qu’elle considère comme une mainmise du gouvernement sur le processus de désignation des membres de l’actuelle commission provisoire.

La FMEJ relève notamment que le premier communiqué de cette commission annonce le lancement de ses activités ainsi que la préparation des opérations relatives à l’élection des représentants des journalistes professionnels et à la désignation des représentants des éditeurs, jusqu’à la proclamation des résultats définitifs.

Pour la Fédération, cette annonce fait apparaître une contradiction entre le communiqué gouvernemental ayant institué la commission et la manière dont cette dernière définit elle-même ses missions.

Autre point de crispation : la demande adressée aux entreprises de presse afin qu’elles transmettent les listes de leurs journalistes titulaires de la carte professionnelle. La FMEJ y voit le signe d’une volonté d’accélérer la mise en place du futur Conseil national de la presse sans engager, au préalable, un véritable dialogue avec les organisations professionnelles sur les modalités de préparation et les conditions d’organisation du processus.

La Fédération affirme pourtant avoir accueilli favorablement la sortie du blocage qui affectait l’institution d’autorégulation de la profession et réitère sa disposition de principe à coopérer avec le président et les membres de la nouvelle commission.

Elle estime néanmoins que les premières décisions prises envoient des « signaux négatifs » et appelle à éviter une démarche qui marginaliserait les organisations représentatives du secteur dans une étape jugée déterminante pour l’avenir de l’autorégulation de la presse au Maroc.

La FMEJ maintient, par ailleurs, ses positions concernant le cadre juridique régissant ce processus. Elle renouvelle son rejet de la législation actuelle, qu’elle qualifie de « catastrophique », ainsi que de l’intervention du gouvernement dans la désignation des membres de la commission provisoire.

Elle réclame également que toute la lumière soit faite sur la polémique liée à la vidéo impliquant la précédente commission provisoire et demande un examen de l’ensemble de la gestion, des décisions et du bilan de l’institution depuis l’expiration du mandat légal du Conseil national de la presse, il y a près de quatre ans.

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