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La chute des prix des œufs et du poulet plonge les élevages dans une crise silencieuse

Les marchés marocains enregistrent ces derniers jours une baisse marquée des prix des œufs et de la volaille, dans un contexte où plusieurs interprétations circulent largement concernant les causes de ce recul.

Des sources professionnelles ont toutefois démenti tout lien entre cette baisse et certaines explications relayées sur les réseaux sociaux, affirmant que la situation actuelle résulte avant tout de facteurs économiques et productifs liés à une forte abondance de l’offre et à une concurrence de plus en plus intense au sein du secteur.

Selon les mêmes sources, l’arrivée de nouveaux opérateurs sur le marché, combinée à la pression exercée par la concurrence entre petits éleveurs, a poussé de nombreux producteurs à vendre leurs produits à des prix inférieurs aux coûts réels de production afin d’écouler leurs stocks et d’éviter des pertes plus importantes.

L’arrêt des exportations d’œufs a également contribué à augmenter les volumes disponibles sur le marché national, provoquant un déséquilibre notable entre l’offre et la demande, avec un impact direct sur les prix.

Toujours d’après les professionnels du secteur, de nombreux petits et moyens éleveurs subissent une pression financière croissante en raison de l’accumulation des dettes et de la hausse continue des coûts de production, estimés entre 15 et 20 dirhams par kilogramme au sein des exploitations.

La crise est aggravée par l’augmentation des prix des poussins, dont le coût varie entre 6 et 14 dirhams l’unité, ainsi que par la hausse du prix des aliments pour volailles et la baisse de leur qualité dans certains cas, ce qui affecte directement la rentabilité des élevages.

Les mêmes sources soulignent par ailleurs que le manque de liquidités empêche certains éleveurs de se procurer des produits essentiels, notamment des vitamines et des compléments réglementaires, tandis que des retards ont également été enregistrés dans certaines campagnes de vaccination, révélant l’ampleur des difficultés auxquelles fait face le secteur avicole.

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