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El Midaoui : le décrochage universitaire est un phénomène mondial

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, a affirmé que le décrochage universitaire constitue un phénomène mondial qui ne concerne pas uniquement le Maroc, révélant que les taux d’abandon dans certaines universités européennes atteignent près de 36 %.

S’exprimant lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre a expliqué que la multiplicité des causes à l’origine de ce phénomène a conduit le gouvernement et son département à adopter une approche globale reposant sur des projets intégrés, plaçant la justice territoriale et la régionalisation avancée au cœur des priorités.

El Midaoui a également indiqué qu’un travail de refonte du schéma directeur de l’enseignement supérieur est actuellement en cours, avec une attention particulière portée aux universités marocaines qui accueillent près de 90 % des étudiants du pays. L’objectif, selon lui, est de rapprocher les établissements universitaires des étudiants et de faciliter l’accès à l’enseignement supérieur.

De son côté, la députée non affiliée Chafika Lachraf a vivement critiqué la politique menée par le ministère. Elle a notamment alerté sur le déficit de capacité des résidences universitaires, en particulier pour les étudiantes issues du monde rural, ainsi que sur les difficultés liées aux critères d’attribution des bourses d’études.

La parlementaire a également souligné que le décrochage universitaire touche désormais aussi les étudiants des zones urbaines, attribuant cette situation à l’absence de facultés pluridisciplinaires et de pôles universitaires modernes capables de répondre aux attentes des jeunes générations.

Elle a par ailleurs évoqué la « limitation des perspectives » auxquelles font face les diplômés, estimant que les diplômes universitaires ne garantissent plus un accès fluide au marché du travail. Une situation qui pousse, selon elle, de nombreux étudiants à abandonner leur parcours universitaire par crainte du chômage.

En outre, Chafika Lachraf a critiqué ce qu’elle considère comme l’incapacité du ministère à engager des réformes structurelles profondes permettant la création de véritables pôles universitaires offrant davantage de choix aux étudiants et des conditions adaptées pour poursuivre leurs études.

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