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Fouzi Lekjaa clarifie la position sur la fiscalité de l'alcool et des produits sucrés au Maroc

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Le ministre délégué chargé du budget, Fouzi Lekjaa, a souligné que l'orientation idéologique n'a pas entraîné de modifications dans la législation marocaine sur la fiscalité de l'alcool de 2011 à 2021, en faisant référence à la période gouvernementale dirigée par le PJD sous Benkirane et Othmani.

Lors des discussions sur le projet de loi de finances 2024 devant la commission des Finances, de la planification et du développement économique à la Chambre des conseillers, Lekjaa a insisté sur la nécessité de laisser la législation suivre son cours, soulignant que "le peuple marocain n'a pas besoin d'être guidé sur sa liberté individuelle". Il a souligné que la civilisation marocaine s'étend sur plus de 12 siècles et que l'approche adoptée est principalement économique.

Expliquant que "l'introduction d'une taxe sur la consommation d'alcool est liée à la rentabilité importante entre la production et l'utilisation finale de ces produits, permettant à l'État de prélever une partie de ces marges", Lekjaa a promis de poursuivre les discussions avec les conseillers parlementaires qui ont rejeté cette initiative, compte tenu de leur expertise dans le secteur agricole et touristique.

L'objectif, selon le ministre, est de trouver un équilibre permettant à l'État de générer des revenus sans impacter les consommateurs à faibles revenus, évitant ainsi de les pousser à consommer des produits non contrôlés ou néfastes.

En ce qui concerne les produits sucrés, Lekjaa a clarifié qu'ils ne sont pas soumis à une taxe dans le cadre des nouvelles modifications fiscales. Il a souligné que "la discussion en cours avec les fabricants, ouverte au Parlement, donne à ces derniers un délai pour ajuster la teneur en sucre de leurs produits aux normes internationales".

Insistant sur la nécessité de ce processus, le ministre a déclaré que cela prendra du temps et ne sera pas achevé en un an. Il a également proposé la possibilité pour les fabricants de réduire le pourcentage de sucre dans leurs produits sous peine d'exonération de l'impôt.

L'objectif ultime de ces mesures, selon Lekjaa, n'est pas seulement d'accroître les recettes fiscales, mais aussi "de garantir que la teneur en sucre des produits respecte les normes internationales de santé, protégeant ainsi la santé des citoyens, en particulier des enfants".

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