Le Fonds monétaire international a révélé, dans son dernier rapport, une trajectoire de croissance soutenue pour l’économie du Maroc, soulignant que le produit intérieur brut marocain devrait progresser de manière significative au cours des prochaines années, à un rythme supérieur à celui de l’Espagne voisine, confrontée à une croissance plus modérée.
Selon les données du FMI, cette dynamique s’explique notamment par l’orientation affirmée du Maroc en faveur de l’investissement public, à travers de vastes projets d’infrastructures, ainsi que par le renforcement du secteur énergétique grâce au développement massif des énergies renouvelables et à l’expansion de projets stratégiques à grande échelle.
Les médias espagnols ont largement relayé ce rapport, établissant des comparaisons directes entre les perspectives économiques marocaines et espagnoles. Les prévisions du FMI indiquent que le PIB marocain pourrait enregistrer une croissance annuelle avoisinant les 4 %, contre environ 2 % seulement pour l’économie espagnole.
Le rapprochement entre le Maroc et les États-Unis, dans un contexte de tensions accrues entre Washington et Madrid autour de la guerre avec l’Iran, a également alimenté les commentaires de la presse espagnole. Plusieurs médias décrivent désormais le Maroc comme un allié stratégique majeur des États-Unis, alors que des spéculations émergent autour d’éventuelles décisions de l’administration Donald Trump concernant les bases militaires américaines en Méditerranée ainsi que les relations commerciales et économiques dans la région.
Cette dynamique économique portée par le Royaume sous l’impulsion du Roi Mohammed VI suscite à la fois admiration et inquiétude au nord de la Méditerranée. Le Maroc s’impose progressivement comme une puissance industrielle émergente, dépassant désormais l’Italie en nombre annuel de véhicules produits, avec plus d’un demi-million d’unités fabriquées chaque année.
Les perspectives de croissance du Maroc devraient encore se renforcer dans les années à venir, notamment grâce à la mise en œuvre de la réforme fiscale destinée à rendre l’économie plus compétitive et transparente, à la progression des exportations automobiles dépassant les 10 milliards de dollars par an, au développement de l’industrie aéronautique, aux exportations de phosphate ainsi qu’à l’essor remarquable du secteur touristique.
Les données de l’Organisation internationale des constructeurs automobiles (OICA) indiquent par ailleurs que le Maroc figure désormais parmi les grands producteurs automobiles mondiaux et se rapproche progressivement des pays européens dépassant le seuil du million de véhicules produits annuellement, tels que l’Allemagne, la France et l’Espagne.
Pour plusieurs médias espagnols, le rapport du FMI met en évidence un écart croissant entre les perspectives de croissance du Maroc (4 %) et celles de l’Espagne (2 %), renforçant ainsi l’attractivité du Royaume pour les investissements internationaux et consolidant sa place sur l’échiquier économique mondial, dans un contexte mêlant admiration et inquiétude chez ses voisins du nord.






