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Financement, fiscalité et délais de paiement :Le plaidoyer de la Confédération des TPE-PME pour 2026

Alors que les formations politiques peaufinent leurs programmes en vue des législatives du 23 septembre 2026, la Confédération marocaine des TPE-PME place les petites entreprises au cœur du débat électoral. À travers un mémorandum structuré autour de 13 priorités nationales, l’organisation professionnelle exige des engagements écrits, chiffrés et mesurables de la part des partis pour soutenir ce maillon central de l’économie nationale.

Sur le plan financier et fiscal, la Confédération réclame une refonte globale du système de financement, marquée par la création d’une banque publique dédiée aux TPE-PME et l’instauration d’un impôt sur les sociétés plafonné à 10 % pour les très petites structures. Elle préconise un régime fiscal ajusté aux capacités réelles des entreprises, l’annulation des pénalités de retard et un allègement des charges sociales durant les premières années d’activité.

En matière de commande publique et de gouvernance, le mémorandum exige l’application stricte du quota de 20 % réservé aux TPE-PME dans les marchés de l’État, assortie d’un suivi annuel transparent. L’organisation insiste sur le plafonnement des délais de paiement à 30 jours, assorti de sanctions contre les mauvais payeurs. Pour structurer cet accompagnement, elle propose la création de l’agence « Maroc TPE » déployée dans les 12 régions du Royaume, le lancement d’un plan de numérisation et d’intégration de l’IA, des incitations pour résorber le secteur informel, ainsi qu’une représentation dédiée au sein de la Chambre des conseillers. Précisant son indépendance politique, la Confédération refuse toute consigne de vote et appelle l’ensemble de l’échiquier politique à contracter un engagement clair et vérifiable envers le tissu entrepreneurial.

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