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El Mansouri défend ses choix et promet une nouvelle méthode pour l’éducation et la santé

La cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a défendu ses choix à la tête des principaux secteurs sociaux, en particulier l’éducation et la santé, tout en dressant un bilan critique des politiques menées durant les dernières années.

Répondant aux interventions des groupes parlementaires à la Chambre des représentants, El Mansouri a affirmé que les difficultés persistantes dans l’enseignement avaient conduit son gouvernement à confier ce département à Nabil Benabdallah, présenté comme un responsable politique capable d’insuffler une nouvelle approche à la gestion du secteur.

La cheffe du gouvernement a également défendu la nomination de Younes Bjiou au ministère de la Santé et de la Protection sociale.

Elle a rejeté les accusations portées contre lui concernant d’éventuels conflits d’intérêts liés à ses précédentes fonctions, estimant que ces soupçons avaient été avancés sans preuves suffisantes.

Dans le même temps, elle a critiqué les résultats obtenus par certaines politiques publiques mises en œuvre auparavant dans les secteurs sociaux.

El Mansouri s’est notamment arrêtée sur les mécanismes de soutien accordés à certains produits, jugeant que leur impact n’avait pas été suffisamment ressenti par les citoyens, particulièrement en ce qui concerne les prix de la viande.

La cheffe du gouvernement a ensuite directement interpellé les formations qui avaient participé à la gestion de ces secteurs au cours des dernières années avant de critiquer aujourd’hui les orientations du nouvel exécutif.

Elle s’est notamment étonnée de voir certains responsables ayant passé dix années au gouvernement venir désormais, selon ses termes, « donner des leçons » en matière d’éducation et de santé.

Fatima Ezzahra El Mansouri a par ailleurs insisté sur le fait que son équipe ne devait pas être considérée comme le résultat d’un simple remaniement ministériel.

« Il ne s’agit pas d’un remaniement, mais d’un nouveau gouvernement avec une ambition différente », a-t-elle affirmé, tout en soulignant la continuité des grands chantiers royaux.

Selon elle, la poursuite de ces projets structurants n’empêche pas de modifier les méthodes de gestion et les modalités de mise en œuvre des politiques publiques.

La différence, a-t-elle expliqué, peut résider dans la manière d’exécuter les politiques plutôt que dans les grandes orientations elles-mêmes.

La cheffe du gouvernement a également répondu aux critiques concernant la place accordée au sport dans l’action de l’exécutif.

Elle a défendu le caractère pleinement public de ce secteur, en mettant notamment en avant son rôle dans la prévention des addictions et de certains comportements à risque chez les jeunes.

Pour El Mansouri, le développement du sport exige des politiques publiques structurées et adaptées à chaque discipline, ce qui exclut de considérer ce domaine comme secondaire.

La présidente de l’exécutif est aussi revenue sur la polémique entourant les premières décisions prises après la nomination du gouvernement.

Elle a affirmé que la Constitution et les lois organiques autorisent un gouvernement nouvellement nommé à se réunir, à examiner ses projets et à les déposer devant le Parlement.

Répondant aux critiques formulées par certains groupes sur la procédure suivie, elle a invoqué sa formation juridique en déclarant : « N’oubliez pas que je suis avocate et que je connais la loi. »

Enfin, Fatima Ezzahra El Mansouri a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre les promesses contenues dans son programme gouvernemental.

Elle a cependant estimé que l’évaluation de son action devra porter sur l’ensemble de la législature et non sur les seuls premiers mois de son mandat, appelant ainsi à juger son gouvernement sur les résultats obtenus au terme de la période qui lui est accordée.

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