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Échec de l'Algérie aux portes des Brics : Un rêve diplomatique brisé

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C’est non. La demande de l’Algérie de faire partie des Brics n’a pas été retenue, souligne Jeune Afrique. Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé ce 24 août, lors du sommet des principales économies émergentes qui se tenait à Johannesburg, l’adhésion de l’Iran, de l’Argentine, de l’Égypte, de l’Éthiopie, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis aux Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à compter du 1er janvier 2024.

Soutien de la Russie et de la Chine

La nouvelle de la non-adhésion de l’Algérie était plutôt attendue dans la mesure où le président Abdelmadjid Tebboune avait décidé de ne pas participer à l’événement, préférant y dépêcher son ministre des Finances. Le chef de l’État algérien avait pourtant fait de la candidature de son pays l’une de ses priorités politiques et diplomatiques. L’optimisme de Tebboune était d’ailleurs tel qu’en décembre 2022, il déclarait aux médias locaux que « l’année 2023 sera couronnée par l’adhésion de l’Algérie aux Brics ».

Au cours des derniers mois, Abdelmadjid Tebboune avait fait le forcing auprès de certains pays membres afin qu’ils plaident en faveur de l’entrée de son pays dans ce club. Cela avait notamment été le cas lors de ses visites en Russie, en juin, et en Chine, en juillet, dont il avait reçu les soutiens respectifs.

En marge de la visite d’État qu’il avait effectuée dans ce pays du 17 au 21 juillet dernier, Abdelmadjid Tebboune assurait ainsi encore lors d’une entrevue accordée à la chaîne de télévision chinoise CCTV : « Nous avons demandé officiellement à rejoindre le groupe des Brics et sa Nouvelle Banque de développement en tant qu’actionnaire, avec une première contribution à hauteur de 1,5 milliard de dollars. »

Au cours d’un récent entretien accordé à la presse algérienne, le chef de l’État a de nouveau évoqué l’éventuelle adhésion de l’Algérie en indiquant que celle-ci constituait « une force économique et politique », et en soulignant que son pays satisfaisait en grande partie les conditions économiques requises par le groupe. « L’Algérie s’intéresse aux Brics en ce qu’ils constituent une puissance économique et politique », avait-il précisé.

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