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Crise de la carte de presse : La coordination nationale demande une action judiciaire

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La Coordination nationale du secteur de la presse a demandé l'ouverture d'une enquête judiciaire sur plusieurs "infractions" commises durant le mandat expiré du Conseil national de la presse, notamment "la délivrance illégale de cartes professionnelles sans justificatifs ni diplômes..."

Selon un communiqué de presse de la "Coordination nationale du secteur de la presse au Maroc", le secteur de la presse et des médias dans notre pays traverse une situation difficile et complexe, en raison du "blocage artificiel" au sein du Conseil national et de la non-élection de son président depuis près d'un an.

Cette situation a conduit l'"organisation autonome" de la profession à entrer dans un tunnel sombre, ouvrant la voie à des ingérences anticonstitutionnelles de la part de l'exécutif pour imposer une "commission temporaire" qui a contribué à la montée de la corruption médiatique et politique, ainsi qu'à la signature d'accords unilatéraux en l'absence d'entreprises de presse sérieuses, respectant pleinement l'éthique professionnelle et les lois régissant le secteur, et excluant les journalistes qui exercent leur droit naturel à l'obtention d'une carte professionnelle depuis des années.

Le communiqué ajoute que, face à cette situation précaire et à un corps journalistique affaibli, la "commission temporaire" n'hésite pas à poursuivre ses projets de contrôle du secteur et à manipuler le sort de l'aide publique aux entreprises journalistiques.

Cela conduit directement à la domination d'une seule couleur médiatique, à l'élimination de la diversité des médias et au contournement des sources multiples dont jouit la société marocaine, comme le stipule la Constitution du Royaume.

La coordination nationale de la presse au Maroc s'étonne de "l'ingérence incompréhensible de cette commission dans les affaires internes des entreprises de presse, considérées comme des entreprises indépendantes, soumises au droit du travail, à la législation fiscale et à la sécurité sociale nationale.

Ce sont des entreprises citoyennes qui jouent un rôle essentiel dans le soutien de la croissance, le développement des activités économiques et sociales, ce qui nécessite une intervention urgente des autorités compétentes et de toutes les forces vives du pays pour encourager ces entités, les protéger et leur assurer les conditions propices à l'exercice de leur rôle et à la contribution au développement économique et social".

Le ministère de l'intégration économique, des petites entreprises, de l'emploi et des compétences est appelé à "protéger ces entreprises de l'oppression et de l'injustice qu'elles subissent et qui menacent leur existence".

La Coordination exprime son rejet de "cette orientation manifeste et cette réglementation préventive du code des journalistes professionnels pour établir un conseil national de la presse à la mesure de certaines régions qui ont prouvé leur corruption du secteur et sa dilution dans une alliance syndicale politique manifeste, avec la contribution de personnes ne représentant que leurs partis et dépourvues de légitimité électorale, ce qui a abouti à l'impasse actuelle".

Elle appelle à la "dissolution de la commission temporaire chargée de gérer les affaires du secteur de la presse et à la formation d'une commission nationale neutre et indépendante pour superviser les élections au Conseil national de la presse".

Elle demande également "la nécessité de faire la distinction entre les entreprises partisanes et les entreprises indépendantes, considérant que les entreprises de presse affiliées aux partis ont un statut particulier et bénéficient du soutien du gouvernement à travers des lois et des mécanismes spécifiques, afin de garantir l'indépendance du travail médiatique dans notre pays".

Le Conseil suprême des comptes est appelé à "vérifier les comptes financiers et les méthodes de dépenses du Conseil national de la presse, qui ont été entachés de plusieurs violations au cours du mandat expiré".

Il demande également "l'ouverture d'une enquête sur plusieurs recrutements au sein du Conseil national qui ont été monopolisés par des personnalités connues pour leur appartenance partisane".

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