Mustapha Lakhsem, candidat du Mouvement Démocratique et Social (MDS), pointe du doigt la responsabilité des électeurs dans la persistance des dysfonctionnements politiques. Selon lui, reconduire des élus qui ont déjà failli à leurs engagements entretient ce cercle vicieux. Il appelle ainsi à repenser l’approche des élections et à faire confiance à de nouveaux visages.
Lors d’un meeting électoral à Mohammedia, Lakhsem a souligné que le problème réside autant dans le profil des élus que dans les critères de choix des votants. Un citoyen qui accorde à nouveau sa voix à un candidat l’ayant déçu par le passé se rend, de fait, complice du statu quo. Fustigeant la redondance des promesses de campagne, il a insisté sur l’urgence d’instaurer une véritable reddition des comptes : les élus doivent être jugés sur leur bilan, et non sur de nouveaux engagements pris à la veille du scrutin.
Abordant la gestion de la région Casablanca-Settat, le candidat a salué le travail accompli par le Wali, Mohamed Mhidia. Toutefois, il a rappelé que la concrétisation des projets exige des élus capables de collaborer efficacement avec l’administration et de défendre l’intérêt général, loin de tout calcul personnel, familial ou partisan.
Mustapha Lakhsem s’est également montré très critique envers les promesses électorales axées sur l’amélioration des revenus et les aides sociales. Il s’est interrogé sur la crédibilité de ces annonces lorsqu’elles émanent de partis ayant déjà exercé le pouvoir, d’autant que l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat frappent durement de nombreux ménages. L’augmentation du coût de la vie, a-t-il déploré, empêche aujourd’hui de nombreux chefs de famille de subvenir décemment aux besoins des leurs.
Il a par ailleurs dénoncé les joutes verbales et les accusations mutuelles entre les grandes formations politiques. Il y voit une manœuvre purement électoraliste, rappelant que plusieurs de ces partis ont pourtant partagé le bilan gouvernemental.
À l’inverse, le MDS aborde les élections de 2026 avec l’ambition de redessiner la carte politique. Le parti mise sur des compétences ancrées dans leurs territoires, maîtrisant les enjeux locaux et capables d’apporter des solutions concrètes, notamment dans le monde rural (accès à l’eau, infrastructures routières).
Enfin, le candidat n’a pas éludé la question des marchés publics, dénonçant un système favorisant parfois les proches de certains responsables au détriment des jeunes entrepreneurs. En conclusion, il a exhorté les citoyens à un vote de conviction, rejetant toute forme de clientélisme. Le véritable changement, a-t-il conclu, commence par un électeur exigeant, capable de sanctionner dans les urnes ceux qui ont trahi sa confiance.






