Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal et tête de liste du parti aux élections législatives dans la circonscription locale de Larache, a déclaré que son parti était « le premier dans le cœur des citoyens de la province de Larache et dans la majorité des provinces du Royaume », estimant que cela « démontre la cohésion, la force et la relation étroite qui unissent, depuis toujours, le parti au peuple marocain ».
Lors d’une rencontre avec les habitants de Larache, samedi soir, Baraka a affirmé que « la prochaine étape nécessite un gouvernement fort, doté de crédibilité et d’une légitimité électorale pour mettre en œuvre l’autonomie ».
Il a expliqué que le choix par le Parti de l’Istiqlal du slogan de campagne « Ma patrie, mon avenir » avait été précédé d’un débat destiné à définir le mot d’ordre qui accompagnerait le parti durant la campagne électorale. « La première chose sur laquelle nous devons nous concentrer est notre patrie, car notre pays traverse une période délicate et nous avons besoin d’un haut degré de patriotisme de la part des Marocains », a-t-il déclaré, soulignant que « la patrie est au-dessus des partis et des élections. Elle représente notre histoire, notre présent et notre avenir ».
Le secrétaire général de l’Istiqlal a indiqué que « la prochaine législature sera marquée par de nombreux enjeux », précisant que « le premier défi est celui de l’autonomie sous souveraineté marocaine au Sahara marocain ». Il a qualifié ce dossier de « question artificielle qui dure depuis plus de cinquante ans », estimant que « le moment est venu d’y mettre définitivement fin ».
Baraka a insisté sur le fait que le Maroc avait « besoin d’un gouvernement fort, doté de crédibilité et d’une légitimité électorale », appelant les militants de son parti ainsi que l’ensemble des citoyens à « voter massivement le 23 septembre prochain, notamment en faveur de l’intégrité territoriale ».
Il a estimé que le taux de participation aux élections « aura un impact important », soulignant que les élections législatives se tiennent cette fois avant les élections communales, une situation qu’il a présentée comme inédite. Selon lui, le taux de participation pourrait ainsi reculer par rapport à 2021, ce qu’il a qualifié de « naturel ». Il a toutefois ajouté que le Maroc « ne veut pas atteindre le niveau enregistré en Algérie, où le taux de participation n’a pas dépassé 25 % ».
Baraka a affirmé que le Maroc est « un pays de démocratie institutionnelle » et que les citoyennes et citoyens qui ont confiance dans ces institutions « manifesteront cette confiance ». Il a estimé que le vote constitue « une responsabilité collective afin de renforcer notre capacité de négociation, pour que l’autonomie soit mise en œuvre sous souveraineté marocaine et pour consolider l’intégrité territoriale et l’unité nationale de notre pays ».
Abordant d’autres enjeux, Baraka a déclaré que le Maroc avait « connu un développement important et réussi à devenir un État fort et émergent », tout en estimant que « certaines forces cherchent à entraver cette dynamique ».
Dans ce contexte, il a évoqué la récente résolution du Parlement européen concernant Ceuta, déclarant : « Nous voulons dire à ceux qui cherchent à intimider le Maroc que le Maroc est un pays de stabilité et de confiance ».
Il a également défendu le rôle joué par le Maroc dans le cadre de ses relations avec l’Union européenne, rappelant trente années de relations institutionnelles. À titre d’exemple, il a affirmé que « le Maroc a démontré qu’il faisait partie de la solution dans le domaine de l’énergie ».
Baraka a évoqué à ce propos la panne d’électricité qui avait touché la péninsule Ibérique en 2025, notamment de vastes régions d’Espagne, affirmant que « c’est le Maroc qui lui a fourni de l’électricité ».
Il a également cité les énergies renouvelables et l’hydrogène vert, estimant que ces secteurs montrent que « le Maroc joue des rôles de premier plan ». Il a également évoqué le rôle du Royaume dans la lutte contre l’immigration irrégulière, la criminalité et le terrorisme, affirmant que « les Européens connaissent le rôle du Maroc dans ce domaine ».
Le secrétaire général de l’Istiqlal a poursuivi en affirmant que le Maroc avait « joué un rôle essentiel dans la réponse à plusieurs problématiques auxquelles sont confrontés les marchés européens ». Il a cité la production agricole et alimentaire, l’industrie automobile, les véhicules électriques et l’aéronautique, estimant que ces secteurs « démontrent la place importante » occupée par le Royaume.
« Nous disons clairement qu’en tant que parti, nous resterons toujours mobilisés pour porter haut le drapeau de la patrie, résister et faire face aux obstacles », a déclaré Baraka, affirmant que l’Istiqlal « défendra notre pays, les constantes de la Nation et notre souveraineté sur l’ensemble du territoire national ».
Il a également estimé qu’il était essentiel de « renforcer la souveraineté stratégique de notre pays », notamment en consolidant l’indépendance de la décision nationale à travers la diversification des partenaires stratégiques.
Baraka a par ailleurs insisté sur la nécessité de garantir la sécurité hydrique afin d’assurer la souveraineté alimentaire du Maroc.
Dans ce contexte, il a salué les progrès réalisés dans les projets de dessalement de l’eau, affirmant que le Maroc devrait atteindre, à l’horizon 2030, une production de 1,7 milliard de mètres cubes d’eau dessalée, parallèlement au transfert de 800 millions de mètres cubes d’eau entre les régions disposant d’un excédent et celles confrontées à un déficit hydrique. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre la construction de barrages.
En outre, Nizar Baraka a appelé à développer les énergies alternatives afin que les importations énergétiques ne pèsent pas sur le pouvoir d’achat des citoyens.
Il a également plaidé pour le renforcement de la souveraineté industrielle dans le secteur pharmaceutique, estimant qu’« il n’est pas raisonnable d’importer un grand nombre de médicaments », alors que le Maroc peut, selon lui, développer ses capacités dans ce domaine afin de renforcer sa sécurité pharmaceutique et sanitaire.






