Les élections législatives organisées mercredi 23 septembre 2026 au Maroc ont suscité un large intérêt dans la presse française, dont les premières analyses se concentrent principalement sur trois éléments : l’arrivée en tête du Parti authenticité et modernité (PAM), le retour marqué du Parti de la justice et du développement (PJD) et le recul de la participation électorale, tombée à son plus bas niveau depuis près de deux décennies.
Avant même l’ouverture des bureaux de vote, Le Monde avait mis l’accent sur les tensions sociales et les divisions ayant marqué la majorité gouvernementale sortante. Le quotidien français relevait notamment les critiques visant Aziz Akhannouch durant la campagne, y compris de la part de formations appartenant à sa propre majorité.
Après l’annonce des premiers résultats, le journal a souligné que les partis de la coalition sortante conservaient, dans leur ensemble, un poids parlementaire important. Le PAM, arrivé en tête avec 97 sièges selon les résultats provisoires, devra néanmoins s’appuyer sur des alliances pour constituer une majorité gouvernementale.
Le Parisien s’est, de son côté, particulièrement intéressé au taux de participation. Avec environ 38 % des électeurs ayant pris part au scrutin, le journal relève un niveau particulièrement bas, qu’il met en perspective avec la défiance à l’égard de la classe politique ainsi qu’avec les préoccupations liées au chômage, au coût de la vie et aux inégalités sociales.
La presse française s’est également attardée sur la progression du PJD. Crédité de 54 sièges dans les résultats provisoires, le parti connaît une nette remontée par rapport aux 13 sièges obtenus lors des élections de 2021. La Dépêche du Midi évoque ainsi un retour en force de la formation, passée dans l’opposition après son revers de 2021, et souligne la place accordée à la lutte contre la corruption et au discours de rupture durant sa campagne.
Selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’Intérieur, le PAM arrive en tête avec 97 sièges, suivi du Rassemblement national des indépendants (RNI) avec 66 sièges, de l’Istiqlal avec 65 et du PJD avec 54 sièges. La participation s’établit à 38,08 %, contre 50,86 % lors du scrutin de 2021.
Au-delà du classement des partis, les premières lectures de la presse française mettent ainsi en avant une recomposition des rapports de force politiques et la question de l’abstention. Les prochaines consultations autour de la formation de la majorité gouvernementale constitueront désormais l’un des principaux points d’attention.






