La présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Amina Bouayach, a appelé à rendre publics les résultats des enquêtes et les mesures prises à la suite des incidents enregistrés dans deux bureaux de vote à Tanger lors des élections législatives du 23 septembre 2026.
S’exprimant ce jeudi 24 septembre lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du rapport préliminaire du CNDH sur l’observation du scrutin, Amina Bouayach a indiqué que le Conseil transmettra son propre rapport à la présidence du ministère public afin de contribuer aux procédures d’enquête. Ce document sera également rendu public.
Le CNDH avait mobilisé ses observateurs dans le cadre du dispositif national d’observation indépendante et neutre des législatives. Plus de 3 000 observateurs issus notamment d’associations, de l’institution nationale des droits de l’Homme et d’organisations internationales avaient été accrédités pour suivre le scrutin du 23 septembre.
Selon Bouayach, les faits relevés dans les deux bureaux concernés à Tanger constituent l’exception observée par les équipes du Conseil et des observateurs internationaux en matière d’atteinte à l’intégrité du processus électoral.
La présidente du CNDH a précisé qu’un observateur du Conseil s’était rendu dans les deux bureaux de vote concernés. Les présidents de ces bureaux ainsi que leurs membres ont par ailleurs été entendus dans la soirée de mercredi. À la lumière des observations recueillies et de ces auditions, le Conseil estime nécessaire que les conclusions des investigations et les mesures prises concernant le déroulement du vote soient rendues publiques, dans un souci de transparence.
Les faits se sont produits au centre de vote installé à l’école Al-Qods, à Tanger. Une première affaire concerne un individu interpellé en possession d’un sac contenant des bulletins de vote. Le parquet de Tanger a confirmé l’ouverture d’une enquête judiciaire et indiqué que les investigations se poursuivaient afin d’établir les circonstances exactes des faits et d’en tirer les conséquences juridiques appropriées.
Une seconde séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux, concernait un autre bureau du même centre, où des enveloppes blanches étaient visibles à l’intérieur d’une urne. Le parquet a également ouvert une enquête afin d’établir la réalité des faits, après la diffusion d’une vidéo ayant suscité des protestations de représentants de plusieurs formations politiques présents sur place.
En réclamant la publication des conclusions des investigations, le CNDH place ainsi l’exigence de transparence au cœur du traitement de cette affaire, alors que les enquêtes judiciaires doivent encore déterminer précisément les circonstances et les éventuelles responsabilités liées aux incidents enregistrés à Tanger.






