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Enseignement supérieur : La nouvelle carte universitaire de l’Oriental dévoilée

La rentrée universitaire 2026-2027 s’inscrit d’ores et déjà comme un tournant historique pour l’Université Mohammed Premier d’Oujda. Historiquement structurée autour d’un modèle centralisé, l’institution académique s’engage dans une refonte globale de son architecture pour déployer un réseau d’enseignement supérieur dynamique, interconnecté et ancré au cœur des territoires de la région de l’Oriental. Si la capitale régionale conserve son rôle de noyau central, ce redéploiement consacre l’émergence de nouveaux pôles spécialisés au sein des provinces de Nador, Berkane et Taourirt, garantissant ainsi une meilleure équité territoriale et une réponse ciblée aux défis socio-économiques locaux.
Au sein de cette nouvelle cartographie, la province de Nador connaît une véritable métamorphose stratégique. La scission de sa Faculté Pluridisciplinaire donne naissance à quatre établissements autonomes dédiés aux sciences appliquées, aux lettres et sciences humaines, à l’économie et gestion, ainsi qu’aux sciences politiques et au droit. Cette restructuration s’accompagne de l’intégration programmée d’une École de génie mécanique et d’architecture navale et d’un Institut des sciences humaines et sociales. Grâce à ces sept structures à terme, Nador entend s’imposer comme un hub académique majeur, en phase directe avec le développement portuaire et industriel insufflé par le chantier de Nador West Med.
Parallèlement, la province de Berkane confirme sa vocation technologique en plaçant l’intelligence artificielle, la numérisation, les biotechnologies et l’ingénierie agroalimentaire au centre de son offre de formation. Quant à la ville de Taourirt, l’implantation d’une Faculté d’économie et de gestion concrétise une politique d’enseignement supérieur de proximité destinée à désengorger les campus historiques tout en offrant de nouvelles perspectives aux bacheliers de la zone.
Comme le souligne le président de l’université, Yassine Zarhloule, cette mutation ne vise pas uniquement la démultiplication des structures, mais ambitionne un saut qualitatif majeur. En orientant ses programmes vers des secteurs porteurs tels que les énergies renouvelables, la logistique, les sciences marines et les technologies du numérique, l’Université Mohammed Premier adapte ses cursus aux exigences d’un marché du travail en pleine évolution, affirmant plus que jamais son rôle de levier stratégique pour le développement régional.

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