L’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin se rapproche d’une annonce officielle de sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, après avoir affirmé qu’il « souhaite être candidat ». Dans le même temps, il a lancé une offensive politique virulente contre Édouard Philippe, critiquant ses positions sur l’immigration et l’accusant de faire le jeu de l’extrême droite et de reprendre les thématiques de Marine Le Pen sur ce dossier.
Né à Rabat, Dominique de Villepin entend aborder la course à l’Élysée avec un discours axé sur le refus de la « surenchère » autour de l’immigration, face à une droite qui tend à défendre un durcissement des règles relatives au droit d’asile et au droit du sol, notamment à Mayotte.
Son lien avec le Maroc confère une dimension particulière à ce retour sur le devant de la scène politique française. Ancien ministre des Affaires étrangères puis Premier ministre, il a longtemps été associé aux grands dossiers de politique étrangère et aux relations avec la région. Durant son passage à Matignon, il avait notamment accordé des entretiens à l’agence de presse marocaine au sujet de la coopération entre les deux pays.
Le nom de Dominique de Villepin revient ainsi dans le débat politique français à un moment marqué par un rapprochement croissant entre Paris et Rabat, notamment depuis l’évolution de la position française sur la question du Sahara et le renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines de la sécurité, de l’économie et de l’énergie.
Avec l’expression désormais assumée de son souhait de se présenter, la prochaine présidentielle française pourrait donc compter parmi ses prétendants une figure au parcours diplomatique de premier plan et aux attaches historiques avec le Maroc, alors que l’immigration et les relations avec l’Afrique du Nord figurent parmi les principaux sujets de confrontation politique en France.






