La cour d’appel de Montpellier a confirmé le jugement en première instance, en condamnant l’influenceur algérien Doualemn à cinq mois de prison avec sursis pour « incitation à la violence », a-t-on appris vendredi auprès de son avocate.
« Cinq mois avec sursis, ça veut bien dire qu’on ne considère pas ce qu’il a fait comme très grave », a réagi son avocate, Me Vanessa Edberg, auprès de l’AFP, confirmant une information de Midi-Libre.
Lors de son procès, Boualem Naman, un agent de nettoyage de 60 ans connu sur TikTok sous le pseudonyme de « Doualemn », a assuré être une « victime collatérale » des tensions entre la France et l’Algérie, se défendant d’avoir incité à la violence.
M. Naman, qui ne cache pas ses sympathies pour le gouvernement d’Alger, avait fait l’objet d’un signalement par le maire de Montpellier et par le préfet de l’Hérault pour avoir diffusé un « live » sur TikTok dans lequel il appelait à « donner une sévère correction » à un opposant au régime à Alger.
L’interpellation de celui qui réfute être un « influenceur » avait été annoncée sur le réseau social X par le ministre de l’Intérieur de l’époque et actuel président du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, partisan d’une ligne dure face à Alger qu’Emmanuel Macron a récemment dénoncée.
Aujourd’hui, il jure que, pour lui, « les réseaux sociaux, c’est fini ».
Sous le coup d’un arrêté d’expulsion, il avait été placé en centre de rétention administrative en mars 2025, dont il était ressorti libre après trois mois, faute d’accord trouvé avec le gouvernement algérien.
Concernant sa situation administrative en France, Boualem Naman est assigné à résidence depuis 18 mois, « et le sera encore tout l’été, ce qui est une vraie privation de liberté, puisque l’audience prévue le 2 juillet pour son recours à ce sujet a été renvoyé » sine die, déplore son avocate.
AFP






