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Le PJD interpelle le ministre de la Culture sur la transparence des aides au cinéma

Le député Abdessamad Haiker, membre du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD), a vivement interpellé le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication au sujet de la gestion des aides publiques au cinéma et de plusieurs programmes culturels financés par des fonds publics, réclamant davantage de transparence sur les coûts, les résultats, les critères d’attribution et les taux de fréquentation.

Lors de la séance des questions orales tenue le lundi 22 juin 2026 à la Chambre des représentants, le parlementaire a dénoncé ce qu’il a qualifié de « favoritisme » dans l’octroi des subventions au secteur cinématographique. Tout en saluant le travail des réalisateurs, artistes et créateurs qu’il juge sérieux, il a précisé que ses critiques visaient une catégorie restreinte de bénéficiaires qu’il estime proche du ministre et de son entourage.

Abdessamad Haiker est également revenu sur la situation d’un membre du cabinet du ministre, qu’il a présenté comme étant associé à plusieurs projets. Il s’est interrogé sur la nature de ses relations avec le Centre cinématographique marocain (CCM) et avec les procédures de la commission d’attribution des aides, affirmant que le président de cette commission, nommé sous l’actuel gouvernement, « n’a aucun lien avec le cinéma ».

Le député a aussi critiqué le programme « Nostalgia », estimant que celui-ci mobilise des millions de dirhams de fonds publics malgré une faible fréquentation. Il a demandé au ministre de révéler le nom de l’entreprise chargée de ce projet, affirmant que celle-ci aurait été désignée de gré à gré, sans mise en concurrence.

Ses critiques ont également porté sur le programme d’équipement des centres culturels en matériel cinématographique. Il a réclamé des explications sur les critères de sélection des régions bénéficiaires, les entreprises contractantes, le montant des budgets engagés et l’impact culturel réel de cette initiative.

Le parlementaire a insisté sur le droit des citoyens à connaître le coût de ces programmes, leurs résultats, les critères d’attribution des aides publiques, leur rentabilité ainsi que les chiffres relatifs à leur fréquentation, plutôt que de se limiter, selon lui, à un discours général sur la promotion de la culture et du soutien à la création.

En outre, Abdessamad Haiker a critiqué la politique de soutien accordé à certains festivals au détriment d’autres, accusant le ministère de privilégier des manifestations qui, selon ses propos, véhiculent des orientations controversées, notamment en lien avec l’homosexualité et la normalisation.

Ces déclarations placent le ministère de la Culture sous une nouvelle pression politique, les critiques portant sur la gestion de fonds publics destinés à un secteur où les principes de transparence, de concurrence et d’équité sont particulièrement attendus.

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