Le groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement (PJD) a déposé une proposition de loi visant à porter la durée du congé de maternité à 20 semaines pour le premier et le deuxième enfant, à 22 semaines à partir du troisième enfant ou en cas de naissance prématurée, et à 24 semaines en cas de naissance multiple.
L’organisation « Ma Tqich Waldi » a salué cette initiative législative qui prévoit d’étendre le congé de maternité jusqu’à 24 semaines et d’accorder aux pères un congé rémunéré de 15 jours à chaque naissance, estimant qu’il s’agit d’une avancée importante en matière de protection sociale des familles marocaines.
Selon l’organisation, l’allongement du congé de maternité permettra aux mères de disposer d’un temps suffisant pour leur rétablissement physique et psychologique après l’accouchement, tout en favorisant une meilleure prise en charge sanitaire et l’allaitement naturel du nourrisson durant les premiers mois de sa vie, une période déterminante pour son développement.
L’organisation s’est également félicitée des mesures visant à renforcer le rôle du père dans la prise en charge familiale grâce à un congé rémunéré, favorisant ainsi un meilleur partage des responsabilités parentales dès les premiers jours suivant la naissance et contribuant à promouvoir une culture de responsabilité partagée au sein de la famille.
Elle a ajouté que l’introduction de modalités de travail plus souples, telles que le télétravail ou le travail à temps partiel après la naissance, constitue une avancée importante pour favoriser l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, tout en permettant aux mères de poursuivre leur activité sans compromettre les droits de l’enfant ni la stabilité du foyer.
Du point de vue de la protection de l’enfance, l’organisation a souligné que l’investissement dans les premiers mois de la vie d’un enfant constitue l’une des formes de prévention les plus efficaces, en raison de leur impact direct sur son développement physique, émotionnel et psychologique. Elle estime que le soutien apporté aux parents durant cette période renforce les liens familiaux et réduit les risques de négligence involontaire.






