La Haut-Commissariat au Plan a révélé, dans une note d’information consacrée à la situation économique de l’année 2025, que l’économie nationale a enregistré une performance positive confirmant sa résilience et sa capacité à améliorer sensiblement ses principaux indicateurs. Malgré un contexte marqué par plusieurs défis, les principaux moteurs de l’économie ont affiché une évolution favorable, consolidant la trajectoire de reprise et de stabilisation.
Selon le HCP, la croissance économique nationale a progressé à un rythme supérieur aux prévisions initiales, qui tablaient sur 4,8 %, pour atteindre finalement 4,9 % en 2025, contre 4,4 % en 2024. Ce dernier chiffre a été révisé à la hausse, alors que les estimations précédemment avancées par le gouvernement faisaient état d’un taux de croissance avoisinant 3,8 %.
L’institution attribue cette amélioration principalement à la forte performance du secteur agricole, dont la valeur ajoutée a progressé de 8,2 %, après la contraction enregistrée en 2024. Cette reprise a largement contribué à soutenir l’activité économique globale et à renforcer le dynamisme des principaux secteurs productifs.
La note souligne également que la demande intérieure a constitué le principal moteur de la croissance durant l’année 2025. Elle a progressé de 6,1 % et contribué à hauteur de 6,6 points à la croissance économique globale. Cette évolution a été soutenue par la poursuite de la dynamique de l’investissement, dont la progression a atteint 16,3 %, contre 13,9 % une année auparavant, traduisant une confiance accrue dans l’environnement économique national et une expansion des activités productives.
Sur le plan financier, le HCP indique que l’épargne nationale a poursuivi son amélioration pour atteindre 31,1 % du produit intérieur brut en 2025, contre 29,4 % en 2024. Cette évolution reflète une capacité renforcée de l’économie marocaine à mobiliser des ressources internes destinées au financement de l’investissement.
Selon l’institution, ces résultats s’inscrivent dans un contexte marqué par une meilleure maîtrise de l’inflation et par le renforcement progressif des grands équilibres macroéconomiques, contribuant ainsi à consolider les perspectives de croissance du Royaume.






