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Débat parlementaire : Éducation ou pouvoir d’achat, le bras de fer entre Akhannouch et l’opposition

Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a défendu le choix de consacrer la séance mensuelle d’interpellation à la Chambre des représentants au thème de l’éducation et de la formation. Cette position intervient en réponse aux critiques de l’opposition, qui estimait que la conjoncture sociale actuelle imposait de débattre des répercussions de la hausse des prix des bêtes du sacrifice de l’Aïd et des difficultés rencontrées par de nombreuses familles pour s’en procurer.

Lors de cette séance dédiée au thème « Le rôle du système d’éducation et de formation dans la construction du Maroc émergent : choix gouvernementaux et perspectives », M. Akhannouch a souligné que le gouvernement a choisi d’ouvrir le débat sur l’un des chantiers stratégiques les plus importants liés à l’avenir du pays. Il a estimé que l’investissement dans le capital humain, à travers l’enseignement et la formation, reste la clé de voûte pour réaliser le développement et l’ascension sociale.

Le Chef du gouvernement a affirmé que les réformes que connaît l’école publique n’auraient pu se concrétiser sans l’effort financier inédit que le gouvernement a alloué à ce secteur. Il a ainsi précisé que le budget de l’éducation est passé de 58 milliards de dirhams en 2021 à 99 milliards de dirhams en 2026, soit une augmentation de plus de 68 %.

M. Akhannouch a ajouté que le gouvernement était conscient, dès le début de son mandat, de l’ampleur des défis auxquels est confronté le système éducatif. C’est ce qui l’a poussé à lancer la feuille de route 2022-2026 pour une école publique de qualité, axée sur l’élève, l’enseignant et l’établissement scolaire en tant que piliers fondamentaux de la réforme.

Il a expliqué que ce chantier venait répondre à des questions cruciales concernant l’avenir de l’école publique et le coût du retard de la réforme. Il a indiqué que le gouvernement a choisi d’assumer sa responsabilité et de s’engager dans une réforme profonde du système éducatif, dans le but de restaurer la confiance dans l’enseignement public et d’améliorer la qualité des apprentissages.

Au cours de son allocution, le Chef du gouvernement a rappelé les Hautes Orientations Royales qui font de l’éducation une priorité nationale. Il a souligné que les réformes en cours s’appuient sur les dispositions de la loi-cadre 51.17 ainsi que sur une vision visant à bâtir une école fondée sur l’équité, l’égalité des chances et la mise à niveau du capital humain.

Les positions de M. Akhannouch interviennent en réplique aux critiques de l’opposition, qui considérait que la séance aurait dû être consacrée à l’examen de la situation sociale liée à la cherté des prix des bêtes de l’Aïd et aux difficultés qui en découlent pour plusieurs foyers marocains. Le gouvernement, de son côté, a maintenu l’importance de débattre du dossier de l’éducation, le qualifiant d’investissement à long terme pour l’avenir du Maroc.

Le Chef du gouvernement a conclu en réaffirmant que l’édification du « Maroc émergent » passe par une école publique forte, capable de former des générations qualifiées pour conduire le processus de développement. Il a ainsi considéré que la réforme de l’enseignement n’est pas un choix conjoncturel, mais un pari national stratégique qui concerne le présent et l’avenir du pays.

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