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Israel libère les militants de la “Flottille de la Résistance” avant leur expulsion

Les autorités israéliennes ont libéré, ce jeudi 21 mai 2026, l’ensemble des militants des flottilles « Global Sumud Flotilla » et « Freedom Flotilla » détenus dans la prison de Ketziot, en vue de leur expulsion prochaine, a annoncé l’avocat international Abdelmajid Morari, porte-parole de l’équipe juridique auprès de la Cour pénale internationale.

Les forces israéliennes avaient commencé, le lundi 18 mai 2026, à intercepter les embarcations de la « Global Sumud Flotilla », engagée dans une mission visant à briser le blocus imposé à Gaza, alors qu’elles naviguaient dans les eaux internationales de la Méditerranée. Plusieurs militants, dont des Marocains, avaient alors été arrêtés.

Mardi dernier, Israel a également intercepté la dernière embarcation encore en route vers Gaza. Selon les organisateurs de la flottille, il s’agissait du navire « KASR-I SADABAT », à bord duquel se trouvaient notamment les militants marocains Houcine Ouasmih et Souhaib El Yamlaoui. Cette opération a marqué l’interception complète de l’ensemble des navires engagés dans cette mission humanitaire.

Des informations relayées par les organisateurs et certains participants affirment que les forces israéliennes auraient ouvert le feu lors de l’assaut contre les dernières embarcations, mené par des unités de commandos maritimes dans les eaux internationales, alors que les navires approchaient des côtes de Gaza.

Avec l’interception du dernier navire transportant des militants marocains, le nombre total de ressortissants marocains arrêtés dans cette opération s’élève à neuf. Parmi eux figurent notamment la militante des droits humains Saadia El Oulous, le journaliste Ayoub Ibn El Fassih, ainsi que plusieurs autres militants et professionnels marocains engagés dans cette mission humanitaire.

Selon les témoignages relayés, la mission du « Sumud 2 » s’est achevée dans les centres de détention d’Ashdod après une opération militaire israélienne décrite comme particulièrement violente, menée en pleine mer contre des centaines de militants internationaux non armés, parmi lesquels figuraient des médecins, des journalistes et des défenseurs des droits humains.

La polémique s’est intensifiée après la diffusion, par le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, de vidéos montrant des militants détenus dans des conditions jugées humiliantes par plusieurs observateurs internationaux, suscitant une vague d’indignation diplomatique dans plusieurs pays.

Alors que les condamnations internationales se multiplient à la suite de cette interception en eaux internationales et des accusations de mauvais traitements infligés aux militants, l’absence de réaction officielle marocaine continue d’alimenter le débat, malgré la présence de neuf ressortissants marocains parmi les personnes interpellées.

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