Le dossier de Ceuta et Melilla revient sur le devant de la scène, cette fois à travers un angle américain, après qu’un rapport de la commission des crédits de la Chambre des représentants des États-Unis a adopté une formulation notable concernant les deux villes, les présentant comme des villes administrées par l’Espagne sur un territoire marocain.
Cette mention figure dans un document accompagnant le projet de loi de finances américain pour 2027, qui souligne la solidité de l’alliance historique entre les États-Unis et le Maroc, tout en évoquant la revendication marocaine persistante concernant Ceuta et Melilla.
Dans ce contexte, le rapport appelle le Département d’État des États-Unis à encourager un engagement diplomatique entre le Maroc et l’Espagne sur l’avenir politique des deux villes, dans le cadre des relations bilatérales, sans pour autant constituer un changement officiel de la position américaine.
Bien que ce type de rapport n’ait pas de caractère contraignant ni de valeur législative, l’inclusion de cette formulation dans un document émanant d’une institution américaine confère au dossier une dimension politique notable, d’autant que Washington continue officiellement de considérer Ceuta et Melilla comme relevant de l’administration espagnole.
Cette référence traduit une évolution du débat au sein de certains cercles politiques et intellectuels américains concernant le statut des deux villes, à la lumière de prises de position antérieures de responsables, notamment Mario Diaz-Balart, président de la commission, qui avait déclaré que Ceuta et Melilla « ne sont pas en Espagne mais au Maroc ».
Entre la sensibilité de la position espagnole et la montée des signaux en provenance de Washington, la question de Ceuta et Melilla revient ainsi au centre des discussions, en tant que l’un des dossiers territoriaux les plus sensibles dans les relations maroco-espagnoles, susceptible de s’imposer avec davantage d’intensité dans le débat diplomatique à venir.






