Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a affirmé que les prix des carburants devraient prochainement retrouver leur niveau habituel, soulignant que l’Exécutif ne dispose d’aucun contrôle sur le détroit d’Ormuz, au cœur des tensions actuelles.
S’exprimant lors de la séance consacrée à la discussion du bilan d’étape de l’action gouvernementale, tenue mardi à la Chambre des représentants, il a indiqué que le gouvernement est parvenu à réduire le taux d’inflation, malgré les crises successives ayant marqué la législature, notamment la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et la sécheresse.
À cet égard, Aziz Akhannouch a précisé que l’inflation est passée de 6,6 % à 0,8 %, mettant en avant les efforts déployés pour stabiliser les équilibres économiques.
Le chef du gouvernement a également estimé que la crise actuelle liée aux tensions avec l’Iran ne devrait pas s’inscrire dans la durée, rappelant que les prix des carburants ont déjà atteint par le passé des niveaux plus élevés, autour de 16 à 17 dirhams le litre, avant de se stabiliser par la suite aux environs de 10 dirhams.
Il a insisté sur le fait que le gouvernement marocain ne peut influer sur les dynamiques géopolitiques internationales, notamment celles affectant le détroit d’Ormuz, tout en exprimant sa confiance quant à une résolution prochaine de la crise, qui devrait entraîner une baisse des prix.
En outre, Aziz Akhannouch a considéré que ce dossier ne saurait être exploité durablement à des fins politiques, estimant que l’opinion publique demeure consciente du caractère conjoncturel de la situation.






