Le Conseil de sécurité des Nations unies s’apprête à tenir, à la fin du mois d’avril, sa session périodique consacrée au dossier du Sahara, dans un contexte international marqué par une forte attente quant à l’évolution du processus politique parrainé par les Nations unies et aux avancées enregistrées depuis l’adoption de la résolution 2797 en octobre dernier.
Selon le programme de travail du Conseil, deux réunions à huis clos sont prévues les 24 et 30 avril, au cours desquelles l’envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara, Staffan de Mistura, présentera un exposé aux membres du Conseil, incluant une évaluation des développements récents ainsi qu’un bilan des consultations menées ces derniers mois.
Le chef de la mission des Nations unies au Sahara, la MINURSO, devrait également intervenir pour faire le point sur la situation sur le terrain, notamment les aspects sécuritaires et l’état du cessez-le-feu, dans une approche combinant dimensions politique et opérationnelle.
Ce rendez-vous intervient après une phase d’intense activité diplomatique, marquée par des rencontres à Madrid et à Washington, sous l’impulsion de Donald Trump, via son conseiller pour les affaires africaines, Massad Boulos, visant à relancer le processus de négociation.
Durant cette période, plusieurs responsables américains ont évoqué la possibilité d’une avancée rapide, certains estimant qu’un accord pourrait être trouvé dans un délai de deux mois, voire avant la fin du mois de mai.
Cependant, cet élan diplomatique a été ralenti par des évolutions internationales majeures, notamment les tensions croissantes impliquant les États-Unis, Israël et Iran, ainsi que les répercussions régionales du conflit, qui ont conduit Washington à réajuster ses priorités extérieures.
Dans ce contexte global incertain, l’attention se tourne désormais vers les prochaines réunions du Conseil de sécurité, qui devraient permettre d’évaluer les récents développements et de clarifier les perspectives du processus politique, alors que des signes de ralentissement apparaissent après une phase d’optimisme.
Ce rendez-vous d’avril s’impose ainsi comme une étape charnière, à la lumière des conclusions attendues des exposés de Staffan de Mistura et du rapport de la MINURSO, qui devraient éclairer les orientations futures du dossier et le niveau de soutien international à une relance des négociations.






