La disparition d’équipements médicaux et biomédicaux coûteux de l’hôpital provincial Hôpital provincial Moulay Abdellah d’Essaouira a suscité une vive colère dans les milieux de la santé, alors que des syndicats réclament que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient établies.
Selon des sources syndicales, ces équipements — acquis au plus fort de la pandémie de COVID-19 afin de renforcer les capacités hospitalières face à la pression sanitaire — ont disparu depuis plus de deux ans, sans qu’aucune explication officielle ne soit fournie quant à leur sort ou à l’identité des responsables de cette disparition.
Dans un communiqué conjoint, la Fédération nationale de la santé, affiliée à l’Union marocaine du travail, ainsi qu’un syndicat relevant de l’Union générale des travailleurs du Maroc ont indiqué que la valeur des équipements disparus atteindrait plusieurs dizaines de millions de dirhams. Elles estiment que la perte de matériels acquis dans un contexte sanitaire exceptionnel et grâce à d’importants financements soulève de nombreuses interrogations quant aux modes de gestion et aux mécanismes de contrôle au sein des établissements hospitaliers.
Les deux organisations syndicales ont souligné que cette affaire suscite une vive inquiétude dans le secteur, compte tenu de la nature des équipements disparus et de l’ampleur des fonds mobilisés. Elles mettent en garde contre la persistance du flou entourant ce dossier, en l’absence d’informations précises sur les circonstances de cette disparition.
Dans le cadre des tentatives visant à élucider l’affaire, des sources syndicales ont indiqué que la direction de l’hôpital a adressé des correspondances à plusieurs instances concernées afin de localiser ces équipements ou d’en déterminer le sort. Toutefois, ces démarches n’ont, pour l’heure, abouti à aucun résultat clair.
La controverse s’est également intensifiée en raison de l’absence de position officielle claire de la délégation provinciale de la santé à Essaouira, malgré le dépôt de plaintes concernant cette affaire. Cette situation a accentué le mécontentement dans les milieux de la santé et soulevé davantage de questions sur la gestion du dossier.
Face à la pression croissante, un audit administratif interne a été lancé il y a quelques semaines afin d’établir les faits et de déterminer les éventuelles responsabilités. Toutefois, les résultats de cette enquête n’ont pas encore été rendus publics, tandis que les syndicats réclament l’ouverture d’une enquête transparente et approfondie, ainsi que la transmission du dossier aux autorités de contrôle compétentes.
Les organisations syndicales estiment que la persistance du mystère entourant la disparition de ces équipements risque de porter atteinte à ce qui reste de confiance dans la gestion des établissements de santé et de relancer le débat sur la protection des deniers publics et la reddition des comptes au sein des services publics.






