Le Chef du gouvernement, M. Aziz Akhannouch a présidé, mercredi 11 mars 2026 à Rabat, une réunion consacrée au suivi de la mise en œuvre de la réforme du système de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, qui a permis de faire le point sur les avancées réalisées et d’aborder les projets structurants futurs, dans le cadre des efforts visant à édifier une université nationale d’excellence, conformément aux Hautes Directives Royales.
Au début de cette réunion, le Chef du gouvernement a souligné que la réforme du système de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, mise en place conformément aux Hautes Directives Royales, constitue une conviction gouvernementale du fait de sa contribution importante à la promotion de la qualité du capital humain dans de nombreux secteurs vitaux et en tant que l’un des préalables au développement global dans notre pays.

Le Chef du gouvernement a indiqué qu’en vue de consacrer cette réforme, le gouvernement a veillé à augmenter le budget général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’innovation de 30 % entre 2021 et 2025, ce qui a permis de renforcer l’effectif des cadres pédagogiques et des cadres administratifs et techniques, d’améliorer leur situation sociale et également d’améliorer l’accessibilité des universités et d’augmenter leur capacité d’accueil.

Cette réunion a été l’occasion d’examiner les projets structurants futurs, notamment en matière de réorganisation de la cartographie universitaire publique marocaine, en vue de consacrer l’équité spatiale ; en plus de la présentation du projet de création d’une faculté de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire à Kénitra, dans l’objectif de renforcer l’offre en formation au niveau de la Région et contribuer à alléger la pression que connait la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat.
Au cours de la réunion a été également abordée la question du renforcement de l’hébergement universitaire à travers le développement d’une offre innovante au profit des étudiants et l’équipement des cités universitaires dans le cadre du partenariat entre les secteurs public et privé. Cinq projets ont ainsi été lancés dans cinq villes universitaires (Agadir, EL Jadida, Oujda, Nador et Beni-Mellal), avec une capacité d’accueil de 11.000 lits, dans la perspective du lancement d’une seconde tranche de projets d’hébergement universitaire en avril prochain, avec une capacité d’accueil de 100.000 lits.
La réunion a d’autre part permis de relever plusieurs indicateurs mettant en évidence le développement de l’offre universitaire et l’élargissement de l’attractivité des universités. L’effectif global des étudiants a ainsi augmenté de 4,8% par rapport à l’année universitaire précédente, avec plus de 1,3 million d’étudiants.
Dans le volet relatif à la gouvernance, la réunion a permis de faire le suivi du processus de l’harmonisation de l’arsenal juridique avec les dispositions de la loi cadre 51.17 et de prendre connaissance des autres textes organiques émis ou en cours d’adoption. Il a également été procédé à la présentation de la plateforme d’apprentissage de langues « Elogha-sup » dans les différentes universités. Conçue par une équipe marocaine, cette plateforme englobe l’anglais, le français, l’espagnol, l’arabe, ainsi que la langue amazighe.
Concernant l’accompagnement des stratégies sectorielles relatives à la réforme pédagogique, 10.841 places pédagogiques ont été ouvertes au cours de l’année universitaire, dans le cadre du programme de renforcement de la densité du personnel de la santé à l’horizon 2030. Les places pédagogiques ouvertes dans le cadre du programme de formation des enseignants des cycles primaire et secondaire ont été de 20.404 places. Par ailleurs, le programme de renforcement de l’effectif de diplômés des universités publiques dans les filières numériques à l’horizon 2027 s’est poursuivi avec 27.190 nouveaux étudiants.
Dans le volet pédagogique, la réunion a mis en évidence une diversification de l’offre en formation avec la mise en place de quelque 366 nouvelles filières et le développement de passerelles entre les différentes branches, spécialités et établissements et la mise en place de dispositifs assurant la flexibilité dans l’orientation et le changement des cursus, ce qui favorisera les opportunités de reprise par les étudiants de leur cursus en cas d’arrêt et limitera le phénomène de la déperdition universitaire.






