Par une réponse écrite officielle, la Haute représentante de l’UE, Kaja Kallas, vient de couper court aux velléités de certains eurodéputés de gauche. En réaffirmant la pleine conformité juridique des accords avec le Maroc, la Commission européenne sanctuarise une relation bilatérale désormais immunisée contre l’instrumentalisation politique.
Un bouclier juridique face aux incertitudes
La réponse de Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne, ne laisse que peu de place à l’interprétation. Interrogée sur le cadre légal régissant l’accord de partenariat Maroc-UE, la diplomate en chef de l’Union a rappelé que l’échange de lettres d’octobre 2025 constitue la clé de voûte de cette architecture contractuelle.
Ce dispositif, loin d’être une simple formalité, répond scrupuleusement aux exigences de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). L’argumentaire de Bruxelles est clair : les protocoles en vigueur garantissent des retombées socio-économiques tangibles, mesurables et directes pour les populations locales des provinces du Sud. Une manière de valider, par le droit et les faits, la souveraineté économique exercée par le Royaume sur l’ensemble de son territoire.
L’Autonomie, seul horizon crédible
Sur le volet politique, le curseur européen continue de glisser favorablement vers la position marocaine. Tout en réitérant son soutien au processus onusien mené par l’Envoyé personnel du Secrétaire général, l’Exécutif européen a apporté une précision de taille :
« L’Union européenne considère la proposition d’autonomie marocaine comme un cadre sérieux et crédible, capable de constituer une base pragmatique pour les négociations. »
Cette position, consolidée lors du Conseil d’association UE-Maroc de janvier 2026, témoigne d’une harmonisation croissante entre Bruxelles et les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, qui appellent à une solution politique réaliste et mutuellement acceptable.
Un partenariat « blindé » contre l’activisme parlementaire
Au-delà de la sémantique diplomatique, ce document écrit agit comme une fin de non-recevoir face aux tentatives d’activisme de certains courants de gauche au sein de l’Hémicycle européen. En rappelant que la mise à jour de la position européenne a été adoptée à l’unanimité des États membres, la Commission souligne la cohésion du bloc communautaire derrière le partenaire marocain.
En somme, Bruxelles choisit la voie du réalisme politique et de la sécurité juridique. En dissociant le partenariat stratégique des aléas du processus onusien — tout en les rendant complémentaires — l’Union européenne confirme que le Maroc demeure son allié le plus stable et le plus structurant sur le flanc sud de la Méditerranée.






