La capitale Rabat a vécu, ce dimanche 28 septembre, sous haute tension sécuritaire, notamment aux abords de Bab El Had, point névralgique des rassemblements, où un dispositif policier massif a été déployé afin de dissuader toute tentative de regroupement. Plusieurs jeunes manifestants ont été interpellés au cours de ces opérations.
Un quadrillage rigoureux du périmètre, devenu symbole des protestations de la « Génération Z ». Les forces de l’ordre ont également étendu leur présence à d’autres zones de circulation, multipliant barrages et patrouilles.
Ces mobilisations interviennent au lendemain d’une première vague de manifestations ayant secoué plusieurs villes du Royaume, au cours desquelles des milliers de jeunes avaient scandé leur colère face aux carences sociales, en particulier dans les secteurs de l’éducation et de la santé. De nombreux militants avaient alors été arrêtés.
À Rabat, les forces de l’ordre ont procédé à de nouvelles dispersions musclées devant le Parlement. Des unités antiémeutes sillonnaient les principales artères pour disperser les groupes de jeunes protestataires et les embarquer dans des fourgons de police.
Plusieurs manifestants ont résumé leurs revendications en une exigence de droits fondamentaux : « La santé avant tout, nous ne voulons pas de Coupe du monde », ou encore « Des stades aux designs sophistiqués, mais pas de soins ni d’éducation ». Parmi les slogans phares, un leitmotiv s’imposait : « Liberté, dignité, justice sociale ».
À Casablanca, des centaines de jeunes ont répondu à l’appel lancé sur les réseaux sociaux et se sont dirigés vers la place Al-Sraghna. Mais l’intervention policière a empêché toute concentration massive, forçant les manifestants à se scinder en petits groupes à travers le quartier de Derb Sultan. Les ruelles et artères de ce bastion populaire se sont transformées en théâtre de poursuites, d’arrestations en série et d’affrontements.
Alors que le mouvement s’enracine, la mobilisation des jeunes de la « Génération Z » continue de défier l’encadrement policier et confirme, pour le deuxième jour consécutif, que la contestation sociale s’impose désormais comme un langage générationnel porté par la rue et amplifié par les réseaux sociaux.






