Quatre jours après les arrivées massives en provenance de Fnideq, la situation s’est apaisée à Sebta, mais la crise est loin d’être résolue. Selon le président du préside, Juan Jesús Vivas, entre 3.000 et 5.000 migrants séjourneraient encore actuellement dans la ville.
Intervenant sur la chaîne de télévision espagnole Telecinco, Juan Jesús Vivas a reconnu que la tension était retombée par rapport aux journées critiques de jeudi et vendredi derniers. Il a toutefois appelé à l’adoption urgente de mesures structurelles pour prévenir la répétition d’un tel scénario. L’élu local a rappelé qu’avant ces événements, ses services avaient déjà tiré la sonnette d’alarme après l’entrée à la nage de près de 2.000 personnes, réclamant alors des mesures exceptionnelles sous un commandement unique dans le cadre de la Loi sur la sécurité nationale.
Surchauffe extrême des infrastructures
Sur le terrain, la pression sur les infrastructures d’accueil atteint des niveaux critiques, en particulier concernant l’encadrement des mineurs non accompagnés. D’après les déclarations du conseiller à la présidence et à la gouvernance, Alberto Gaitán, à la radio Cadena SER, 862 mineurs sont actuellement pris en charge par les services locaux, pour une capacité ordinaire théorique de seulement 29 places fixée par le ministère, soit un taux de sur-occupation spectaculaire de 2 872 %.
Si M. Gaitán affirme que la prise en charge des mineurs reste sous contrôle à ce stade, il n’exclut pas une hausse de ces chiffres dans les jours à venir, à mesure que d’autres jeunes dissimulés ou hébergés provisoirement dans des logements privés seront identifiés.
La saturation touche également le Centre de séjour temporaire pour immigrés (CETI). Conçu pour accueillir environ 600 personnes, le complexe est aujourd’hui totalement débordé, contraignant près de 1 000 migrants à camper à ses abords dans des conditions précaires.





