à la uneSanté

MV Hondius : Évacuation d’urgence et rapatriement mondial à Tenerife

Le monde entier a les yeux rivés sur l’archipel des Canaries alors que le navire de croisière MV Hondius, identifié comme un foyer de l’hantavirus, est attendu au port de Granadilla demain matin entre 5h00 et 7h00. Cette opération d’envergure internationale, qualifiée d’inédite, se déroule sous la supervision directe du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui s’est rendu en Espagne pour coordonner le débarquement sécurisé des passagers et des experts médicaux. Après un entretien à Madrid avec le Premier ministre Pedro Sanchez, le chef de l’OMS a rejoint Tenerife, tenant à rassurer l’opinion publique en précisant qu’aucun nouveau cas symptomatique n’a été détecté à bord à ce stade. Dans une lettre ouverte adressée aux habitants, il a salué l’humanité et les capacités médicales de l’île pour accueillir ces 150 personnes originaires de 23 pays, en mer depuis des semaines.

Sur le plan logistique, le gouvernement espagnol a confirmé la mise en place de vols de rapatriement immédiats vers les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et plusieurs autres pays européens. Pour les passagers originaires de nations hors Union européenne, un plan de coordination spécifique est élaboré avec les Pays-Bas et l’assureur du navire. Les ressortissants américains feront l’objet d’un protocole particulièrement strict : ils seront évacués par un vol médicalisé spécial vers le Nebraska pour être placés en quarantaine dans des installations de haute sécurité à Omaha. Parallèlement, la vigilance sanitaire s’est étendue jusqu’en Italie, où quatre passagers d’un vol en provenance de Johannesburg ont été placés sous surveillance active après avoir été identifiés comme cas contacts d’une passagère néerlandaise décédée le 26 avril.

Malgré les assurances de l’OMS, qui estime le risque de propagation mondiale comme « absolument faible », l’arrivée du paquebot suscite une vive inquiétude au sein de la population locale. Plusieurs dizaines d’habitants et de travailleurs portuaires ont manifesté leur opposition à l’escale, craignant que la maladie ne se propage à l’ensemble de l’archipel et de la péninsule. Une fois le débarquement achevé, une partie de l’équipage restera confinée à bord pour assurer le retour du navire vers les Pays-Bas, mettant fin à une errance maritime marquée par le deuil et l’incertitude.

Related Posts

Leave A Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *