Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, a affirmé vendredi dernier à Rabat que la médecine générale joue un rôle pivot dans le renforcement de l’équité territoriale en matière de santé.
S’exprimant lors du premier Congrès national de médecine générale de la Fédération marocaine des médecins praticiens, ainsi que du 10e Congrès national de la Fédération des médecins généralistes de Rabat-Salé-Kénitra, le ministre a mis en lumière les efforts de son département pour ériger cette spécialité en discipline autonome. Selon lui, cette ambition répond à un enjeu majeur : garantir une justice spatiale dans l’accès aux soins.
M. El Midaoui a insisté sur le fait que le médecin généraliste constitue le maillon essentiel du parcours de soins et le passage obligatoire du patient avant d’accéder à la médecine spécialisée. Ce concept reflète la place centrale du généraliste au sein du système de santé, d’autant plus que le congrès était placé sous le thème : « Le médecin généraliste, pilier d’un système de santé territorial intégré et coordonné ».
Le ministre a également précisé que le renforcement de la médecine générale ne se limite pas au volet thérapeutique, mais s’inscrit dans une dynamique plus large de développement de l’offre de formation sanitaire à travers les différentes régions du Royaume.
Dans ce cadre, il a passé en revue la création de plusieurs pôles universitaires et facultés de médecine, notamment à Dakhla, Laâyoune, Guelmim, Marrakech, Agadir, Béni Mellal, Settat, Fès, Oujda et Tanger. En conclusion, M. El Midaoui a souligné que cette extension de la carte de formation médicale contribuera concrètement à assurer la continuité des études et à rapprocher les structures de formation des provinces, favorisant ainsi l’équité territoriale et offrant des chances égales aux étudiants comme aux praticiens.






