La diplomatie française a franchi une nouvelle étape dans son soutien au Maroc en condamnant fermement, ce jeudi 7 mai, l’attaque de projectiles ayant visé la ville d’Es-Smara. Par la voix de sa représentation diplomatique à l’ONU, Paris a directement attribué cet acte au Front Polisario, estimant que ces tirs contre des zones civiles constituent une menace sérieuse pour la stabilité régionale. En ciblant des infrastructures à proximité de la prison locale, ces agressions mettent délibérément en péril le processus de négociation amorcé sous l’égide des Nations unies. Sur le terrain, l’alerte sécuritaire reste maximale alors que les enquêteurs marocains analysent les fragments de projectiles pour confirmer une trajectoire et une origine qui, selon plusieurs sources, s’inscrivent dans la lignée des précédentes provocations du mouvement séparatiste.
Cette réaction de la France n’est pas qu’une simple condamnation sécuritaire ; elle s’accompagne d’une clarification politique majeure. Le Quai d’Orsay a réaffirmé avec force que l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté du Royaume constitue désormais la « seule base » pour parvenir à un règlement définitif et durable de ce différend.
En adoptant cette ligne, Paris rejoint la fermeté affichée quelques heures plus tôt par les États-Unis. L’ambassadeur américain Duke Buchan III a d’ailleurs dénoncé des tirs visant délibérément des civils, fustigeant ceux qui s’opposent à la paix par la violence. Ce front commun entre deux membres permanents du Conseil de sécurité isole davantage le Polisario et confirme que la communauté internationale privilégie désormais le pragmatisme du plan marocain face aux risques d’instabilité croissants dans la zone sahélo-saharienne.






